«Ce n'est pas si facile»
Peter Zeidler demande «plus de considération» pour son travail au LS

Pas content, Peter Zeidler! L'entraîneur du Lausanne-Sport n'a pas apprécié certaines critiques, ni l'environnement autour du club, ces derniers jours. «Je demande plus de considération pour mon travail», a-t-il déclaré après le succès face à Winterthour (2-1) samedi.
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Peter Zeidler a aimé la deuxième période de ses joueurs ce samedi face à Winterthour.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Peter Zeidler n'a pas apprécié sa lecture du «Blick» avant d'affronter (et de battre 2-1) Winterthour ce samedi à la Tuilière. «J'ai lu que les critiques grandissaient autour de moi. Je demande plus de respect», a-t-il commencé par dire après le match, utilisant le terme «respect» à trois reprises dans son explication. L'a-t-il vraiment ressenti ainsi? «Le français n'est pas ma langue maternelle, peut-être n'est-ce pas le bon mot.» On lui suggère «considération». Il acquiesce. «Oui, c'est cela. Je demande plus de considération pour mon travail.»

Son travail, justement, comment le perçoit-il et que réclame-t-il, au juste? «On parle souvent du fait que le Lausanne-Sport a de très bons joueurs, des attaquants très doués. Oui, je suis d'accord. Mais encore faut-il les faire jouer ensemble! C'est une tâche compliquée, complexe. Ce n'est pas juste mettre onze joueurs sur le terrain et c'est tout! Il faut créer cette alchimie, trouver des automatismes. C'est un travail qui demande du temps et de la considération. C'est peut-être le moment de le dire», enchaîne-t-il.

«C'est intéressant pour moi de travailler ainsi»

Ces mots représentent-ils une critique envers sa direction sportive, dont le modèle économique repose en partie sur la vente de joueurs, au détriment d'une certaine stabilité? «Non, non et non. Je sais que c'est comme ça à Lausanne. C'est intéressant pour moi de travailler ainsi. C'est même fascinant», assure l'Allemand, qui explique accepter la critique lorsqu'elle est justifiée.

«Le projet du Lausanne-Sport, j'y crois»

«A Lucerne, on a fait le pire match de la saison. Bien sûr que je peux être critiqué. Psychologiquement, c'était dur de préparer ce match face à Winterthour en sortant de cette défaite à Lucerne. L'ambiance générale n'était pas... Bref. Le projet du Lausanne-Sport, j'y crois. C'est pour ça que je suis là. On peut faire de grandes choses sur la durée. Je ne demande pas une année et demi, je sais que je n'ai pas ce temps-là, mais je demande peut-être trois mois. En début de saison, c'était difficile, mais après on a formé un vrai collectif. On a réussi à le faire. On va le refaire», dit encore Peter Zeidler, visiblement touché par la lecture de ces quelques mots qui semblaient pourtant bien innocents.

Peter Zeidler et Patrick Rahmen se saluent avant la rencontre.
Photo: keystone-sda.ch

Trop sensible à la critique, Peter Zeidler? «Parfois j'ai l'impression qu'on pense qu c'est normal pour le LS d'être européen. Le football est plus complexe que ça. Je peux donner une identité à cette équipe, et il faut voir qui fait un bon championnat cette année: Thoune et Saint-Gall, des équipes qui ont des automatismes. Sion aussi est un bon exemple. On doit créer ça. Mais je ne supporte plus que l'on dise que je n'ai pas de plan B, que je ne joue qu'en 4-4-2», répond le technicien, qui a d'ailleurs fait évoluer son équipe en 4-3-3 ce samedi soir, comme il l'avait déjà fait plus tôt dans la saison. Ce reproche ne date évidemment pas de son arrivée à Lausanne, mais était déjà présent du côté de Saint-Gall, ce qui l'agaçait déjà.. Pour autant, ce n'est pas en raison d'une pression extérieure qu'il a décidé d'adopter ce système ce samedi face à Winterthour.

Ce samedi, le LS a joué en 4-3-3

«J'y avais pensé bien avant, a-t-il souri. On a travaillé durant la trêve cet autre système, avec ces trois avant-centre, ou trois attaquants. C'était difficile de trouver en première période ce soir les mêmes automatismes que l'on avait vu à l'entraînement. En deuxième mi-temps, c'était beaucoup mieux. Mais il faut dire aussi qu'on a la chance d'avoir un petit phénomène nommé Omar Janneh. S'il n'avait pas marqué avant la pause, le match aurait été un peu différent peut-être», a-t-il reconnu.

Le LS, qui s'est imposé 2-1 de manière tout à fait méritée grâce à une bonne deuxième période, va participer au tour contre la relégation sans trop de souci, étant virtuellement sauvé, à défaut de l'être mathématiquement. Avec quinze points d'avance sur GC (qui a sept matches à jouer contre six pour Lausanne), le maintien est (presque) une certitude.

Non, le LS ne va pas solder la fin de championnat

Peter Zeidler va-t-il dès lors effectuer ses compositions d'équipe en préparant déjà la saison prochaine lors du tour de relégation? La réponse est non. «On veut gagner tous les matches.»

Kevin Mouanga, un peu plus tôt face à la presse, avait fixé la septième place comme objectif de fin de saison. «C'est un mini-championnat, on veut le gagner. On voulait accrocher le top 6, on ne l'a pas fait. Donc maintenant, on veut être septièmes. Si certaines personnes pensent qu'on est en vacances, c'est faux. On a cet objectif», commente le défenseur français.

Peter Zeidler approuve. «Septième, oui, c'est un objectif. Mais il faudra mieux jouer que ce soir. Et beaucoup mieux qu'à Lucerne avant la trêve.» Le prochain match, un déplacement à Sion, apportera les derniers éléments de réponse avant le début du tour final.

Super League 25/26, Championship Round
Équipe
J.
DB.
PT.
1
FC Thoune
FC Thoune
31
37
71
2
FC St-Gall
FC St-Gall
31
23
56
3
FC Bâle
FC Bâle
31
8
52
4
FC Lugano
FC Lugano
31
10
51
5
FC Sion
FC Sion
31
9
46
6
Young Boys
Young Boys
31
5
46
Qualifications pour la Ligue des Champions
Qualification Ligue Europa de l'UEFA
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