«Il va me manquer»
Manuel Akanji se livre sur le départ de Yann Sommer, son tatouage et ses doutes

À l’aube de sa deuxième saison à l’Inter Milan, Manuel Akanji se confie sur sa nouvelle vie en Lombardie, ses retrouvailles avec John Stones et les doutes qui l’ont poussé à renoncer aux penalties.
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Fini les tresses: Manuel Akanji est passé chez le coiffeur.
Photo: TOTO MARTI
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Ramona Bieri

Samedi, Manuel Akanji débutera sa saison avec l’Inter Milan face à Monza (18h30). Même s’il entame sa deuxième année chez le champion d’Italie en titre, beaucoup de choses ont changé. La plus visible? Sa coiffure. Alors qu’il portait encore des tresses lors de la Coupe du monde, le défenseur de la Nati arbore désormais les cheveux très courts. 

«Il fallait que je le fasse. J’avais besoin de changement», confie-t-il dans une interview accordée à la «Gazzetta dello Sport». Cette nouvelle coupe a un effet secondaire plutôt sympathique. «La plupart des gens disent que j’ai l’air un peu plus jeune», raconte Manuel Akanji. «Ce n’est pas mal du tout, quand on pense que j’ai 31 ans...»

Autre changement: dans le vestiaire, plus personne ne comprend Manuel Akanji lorsqu’il parle suisse allemand. Son ancien coéquipier en équipe nationale Yann Sommer a en effet quitté les Nerazzurri après trois saisons. «Yann Sommer va me manquer», admet Manuel Akanji.

En revanche, il se réjouit de retrouver un autre joueur qu’il connaît très bien: John Stones. Les deux hommes ont évolué ensemble pendant trois ans à Manchester City et sont désormais réunis à Milan. Manuel Akanji essaie d’aider son ami à s’adapter à sa nouvelle vie en Italie, lui explique tout et lui fait découvrir quelques bonnes adresses.

L’élimination en Coupe du monde a été difficile

Des liens d’amitié se sont également tissés avec d’autres coéquipiers. Les enfants de Manuel Akanji fréquentent la même école que ceux de Henrikh Mkhitaryan. Le défenseur entretient également de bonnes relations avec Hakan Çalhanoğlu et Yann Bisseck. Autant de signes qui montrent à quel point Manuel Akanji se sent bien à Milan. Son italien s’améliore d’ailleurs de jour en jour. «Je comprends presque tout et je me débrouille plutôt bien», explique-t-il.

Manuel Akanji ne s’étend pas sur sa relation avec Lautaro Martínez. Le Suisse garde un mauvais souvenir de sa dernière rencontre avec l’Argentin. Les deux hommes se sont affrontés en quarts de finale de la Coupe du monde, remportés 3-1 après prolongations par l’Argentine.

«Ça a été dur, car nous étions meilleurs que l’Argentine et nous aurions vraiment pu remporter le match», se souvient Manuel Akanji. Il est convaincu que la Suisse aurait atteint les demi-finales sans l’expulsion de Breel Embolo. Manuel Akanji n’en a toutefois pas discuté avec Lautaro Martínez. «Ce n’est d’ailleurs pas nécessaire», estime-t-il. «Car aucun de nous deux n’est satisfait de la façon dont la Coupe du monde s’est terminée.»

De la frustration face aux doutes

Manuel Akanji semble en revanche toujours convaincu d’avoir pris la bonne décision en renonçant à tirer des penalties à l’avenir. Il a fait ce choix après avoir manqué sa tentative en huitièmes de finale de la Coupe du monde contre la Colombie. «Ce n’est pas tant le tir manqué en lui-même qui m’a énervé, mais plutôt les doutes que j’avais», explique Manuel Akanji, qui avait déjà raté ses deux derniers penalties en phase finale d’un grand tournoi.

Ces doutes, il les associe également à un tatouage sur son avant-bras gauche. On peut y lire «Prove them wrong» («Prouve-leur qu’ils ont tort»). Manuel Akanji se l’est fait tatouer peu après une opération du ligament croisé. «J’avais 20 ans et je sentais que mon entourage avait des doutes», raconte-t-il. «Moi, en revanche, je n’ai jamais douté.»

Aujourd’hui, Manuel Akanji estime qu’il n’a plus rien à prouver à qui que ce soit, si ce n’est à lui-même. Mais cette phrase lui plaît toujours, même si beaucoup de choses ont changé dans sa vie. Autrefois, il rêvait du dernier iPhone ou de vêtements de créateurs. Aujourd’hui, une chose compte bien davantage à ses yeux: sa famille.

Serie A 2026/27
Équipe
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Milan AC
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AC Monza
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ACF Fiorentina
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AS Rome
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Atalanta Bergame
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Bologne FC
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Cagliari Calcio
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Côme 1907
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Frosinone Calcio
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Genoa CFC
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Inter Milan
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Juventus Turin
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Lazio Rome
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Parme Calcio
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Sassuolo
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SSC Naples
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Torino FC
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Udinese Calcio
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