«Personne ne peut nous exclure»
En pleine tension, Trump et l’Iran s’écharpent sur la venue de la sélection au Mondial 2026

Trump affirme que l'Iran ne devrait pas participer au Mondial 2026 pour des raisons de sécurité. De son côté, l'équipe iranienne dénonce une ingérence inacceptable.
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Trump a eu un discours changeant.
Photo: IMAGO/ABACAPRESS
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AFP Agence France-Presse

«Personne ne peut exclure l'équipe nationale d'Iran de la Coupe du monde», a affirmé la Team Melli sur son compte Instagram en réponse aux déclarations de Donald Trump. Le président américain a estimé jeudi que les joueurs iraniens ne seraient pas en «sécurité» s'ils venaient aux Etats-Unis.

«La Coupe du monde est un événement historique et international et son organe directeur est la FIFA, non un individu ou un pays. L'équipe nationale d'Iran, avec force et une série de victoires décisives, a été parmi les premières équipes à se qualifier pour cet événement majeur. Personne ne peut exclure l'équipe nationale d'Iran de la Coupe du monde; le seul pays qui pourrait être exclu est celui qui porte le titre d'"hôte» tout en manquant de capacités pour assurer la sécurité des équipes participant à cet événement global», a écrit l'équipe nationale d'Iran sur son compte officiel.

Ce message a été repris par le sélectionneur iranien Amir Ghalenoei sur son compte Instagram. Sa publication intervient juste après un post de Donald Trump sur son réseau Truth Social affirmant que l'Iran ne devrait pas participer au Mondial (11 juin-19 juillet aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada) pour sa propre «sécurité».

Prises de paroles contradictoires de la Maison Blanche

«L'équipe nationale d'Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que (l)a présence (des joueurs) soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité», avait écrit M. Trump au 13e jour de la guerre au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis et Israël ont lancé le 28 février une vaste offensive aérienne sur l'Iran, décapitant dans les premières heures la direction politico-militaire de la République islamique en tuant dans une frappe son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. L'Iran doit affronter au premier tour de la Coupe du monde la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles puis l'Egypte à Seattle. Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, dans l'Arizona.

Le président de la FIFA Gianni Infantino avait pourtant assuré mercredi que Donald Trump lui avait promis, lors d'un entretien la veille à Washington, d'accueillir la sélection. «Au cours de nos échanges, le président Trump a réaffirmé que l'équipe iranienne était la bienvenue pour disputer le tournoi aux Etats-Unis». La Maison Blanche avait confirmé ses propos.

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