«L'équipe nationale d'Iran est la bienvenue à la Coupe du monde mais je ne pense vraiment pas que la présence des joueurs soit appropriée, pour leur propre vie et sécurité», a déclaré Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le patron de la FIFA Gianni Infantino avait assuré mercredi que Donald Trump lui avait promis, lors d'un entretien la veille à Washington, d'accueillir la sélection iranienne au Mondial (11 juin-19 juillet).
Trois rencontres prévues sur sol américain
Plus tôt, le ministre des sports iranien Ahmad Doyanmali avait en revanche estimé que «compte tenu» des frappes israélo-américaines sur son pays depuis le 28 février, les conditions de sécurité entourant la «Team Melli» n'étaient pas réunies pour une participation à la compétition. L'Iran doit disputer ses trois matches du groupe G contre la Belgique, l'Egypte et la Nouvelle-Zélande sur le sol américain (deux rencontres à Los Angeles et une à Seattle) et son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson (Arizona).
Les Etats-Unis et Israël ont lancé le 28 février une vaste offensive aérienne sur l'Iran, décapitant dans les premières heures la direction politico-militaire de la République islamique en tuant dans une frappe son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Le conflit s'est étendu lorsque l'Iran a lancé en représailles des missiles et des drones sur Israël et les Etats du Golfe, bloquant également le détroit stratégique d'Ormuz.
Mojtaba Khamenei, qui a succédé le 8 mars comme guide suprême iranien à son père, a promis jeudi, dans son premier message depuis sa désignation, de venger les victimes de la guerre.