«Des mesures économiques»
La RTS n'enverra pas ses journalistes sur le terrain pour les prochains matches de la Nati

En juin prochain, l'équipe de Suisse va disputer deux matches amicaux en Amérique du Nord, face au Mexique à Salt Lake City et face aux États-Unis à Nashville. Pour ces rencontres, la RTS a pris la décision de ne pas envoyer son duo de commentateurs. Explications.
Les deux prochains matches de Granit Xhaka et de la Nati seront commentés depuis Genève.
Photo: TOTO MARTI
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Matthias DavetJournaliste Blick

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas depuis le stade que David Lemos et Léonard Thurre vont commenter un match de l'équipe de Suisse. En juin prochain, la Nati se rend en Amérique du Nord pour y disputer deux matches amicaux. Le 7, face au Mexique à Salt Lake City et le 11, face aux États-Unis à Nashville. Deux rencontres que le journaliste et son consultant vont devoir décrypter et analyser devant un écran, à des milliers de kilomètres de là, depuis les bureaux de la RTS à Genève.

La raison? Elle est bien évidemment financière. «On doit faire des économies, rappelle Massimo Lorenzi, chef des sports à la RTS. On n'enverra donc personne pour des raisons budgétaires et d'horaires de diffusion.» En effet, le duel face à «El Tricolor» débute à 22h, heure suisse, tandis que le coup d'envoi de celui face aux USA est donné à 2h du matin.

Cela ne signifie toutefois pas que les deux matches ne seront pas disponibles en direct sur les antennes de la télévision suisse. David Lemos et Léonard Thurre se rendront en effet en cabine au bout du Léman au milieu de la nuit. «Ce n'est pas un problème. C'est une nécessité que nous pratiquons déjà avec d'autres grands événements, comme certains Grands Prix de Formule 1», sourit, au bout du fil, Massimo Lorenzi.

Un partage avec les Alémaniques et les Tessinois

Un chef qui assume sa décision: «Il faut économiser dans tous les secteurs et le sport n'est pas épargné. Je considère que deux matches amicaux, à des horaires qui ne sont pas bons en termes de télévision, peuvent être commentés depuis la cabine à Genève.» Toujours selon Massimo Lorenzi, «il faut avoir des priorités et les matches amicaux de l'équipe de Suisse dans ces pays lointains ne seront pas prétérités si on les commente depuis la cabine».

Le journaliste rappelle également que le billet d'avion, l'hôtel ou les déplacements pour plusieurs personnes ont un coût pour la RTS. Ainsi, l'entreprise ne sait pas encore si elle enverra un de ses collaborateurs sur place pour réaliser des interviews, après la rencontre. «On partagera peut-être avec nos amis alémaniques et tessinois une personne sur place qui réalisera les interviews pour les trois unités d'entreprise», explique Massimo Lorenzi.

Ces mesures d'économie sont également la raison pour laquelle la RTS n'avait pas envoyé son duo Fred Scola et la toujours très appréciée et pertinente Sandy Maendly en Islande pour un match de la Nati féminine. «L'époque où on pouvait tout faire est finie, martèle le chef des sports. Notre budget est revu à la baisse et cela implique des choix importants: que ce soit dans les commentaires, Sport dimanche ou les reportages à l'étranger.» Des décisions difficiles qui devraient continuer à être prises durant les prochaines années.

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