Sacré en MLS avec l’Inter Miami début décembre, Lionel Messi a ajouté une ligne supplémentaire à un palmarès déjà hors normes. Depuis, l'Argentin de 38 ans lève le pied, profitant d’une période de repos avant de se replonger dans la compétition. Une pause qu’il a toutefois interrompue le temps d’un long entretien accordé à Luzu TV, une chaîne YouTube argentine, dans lequel il se livre avec une rare franchise.
Le numéro dix y évoque notamment son rapport à l’alcool. Il admet volontiers s’autoriser quelques écarts après certaines victoires. «J’adore le vin, et je prends mon classique: du vin mélangé à du Sprite. Ça monte plus vite.» Un détail assumé, qu’il relie aussi à sa personnalité réservée. «Si je ne suis pas un peu ivre, je ne danse pas.»
«Je suis vraiment bizarre»
Cette discrétion, devenue presque une marque de fabrique, Messi l’analyse lui-même avec lucidité. «Je suis vraiment bizarre. J’aime beaucoup être seul, j’apprécie les moments de solitude.» Le champion du monde explique que la vie de famille, aussi heureuse soit-elle, peut parfois le perturber. «Parfois, le chaos à la maison avec mes trois enfants qui courent partout finit par me submerger, et j’ai besoin d’un moment de calme.»
L’ancien joueur du FC Barcelone et du Paris Saint-Germain a également été interrogé sur son avenir une fois sa carrière terminée. Un futur qu’il n’imagine pas sur un banc de touche. «Je ne me vois pas comme entraîneur.» En revanche, une autre perspective l’attire davantage. «J’aime l’idée d’être manager, mais je préférerais être propriétaire. J’aimerais avoir mon propre club, partir de zéro et le faire grandir. Pouvoir donner aux jeunes l’opportunité de progresser et de réaliser quelque chose d’important. Si je devais choisir, c’est ce qui me séduirait le plus.»
Ce projet reste encore hypothétique. Lionel Messi est engagé avec l’Inter Miami jusqu’en 2028 et entend se concentrer pleinement sur la fin de sa carrière de joueur. D’ici là, une autre échéance majeure pourrait marquer son parcours, une probable dernière Coupe du monde. Là encore, l’Argentin refuse d’en faire une obsession. «J’espère pouvoir y être, mais dans le pire des cas, je me contenterai de regarder. Ce sera un moment spécial de toute façon.»