«Je n'étais pas considérée»
Lia Wälti déçue par la Juve et le développement du football féminin en Italie

Lia Wälti retourne en Angleterre après seulement un an passé à la Juventus. La capitaine de l'équipe de Suisse n'a pas de mots assez forts pour dire tout le mal qu'elle pense du développement du football féminin en Italie.
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L'aventure de Lia Wälti à la Juventus s'est terminée après seulement une année.
Photo: Juventus FC via Getty Images
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Andrea Cattani

Lia Wälti évolue depuis cet été sous les couleurs de Brighton & Hove Albion. Pour la capitaine de l’équipe de Suisse, désormais âgée de 33 ans, il s’agit d’un retour en Women's Super League anglaise après un bref passage à la Juventus.

Dans une interview publiée récemment par la BBC, la Bernoise revient sans détour sur son expérience en Italie. Interrogée sur la place du football féminin dans le pays, la milieu de terrain ne mâche pas ses mots.

De retour en Angleterre, Lia Wälti apprécie de retrouver le haut niveau atteint par le championnat féminin. «Dès mes premières expériences dans ce nouveau club, j’ai compris que j’étais au bon endroit. Ici, on prend vraiment le football féminin au sérieux, on y investit et les bonnes personnes sont aux commandes.»

Lia Wälti: «La différence est énorme»

Avec seulement 16 matches disputés et aucun but inscrit, la saison passée à la Juve ne s’est pas déroulée comme Lia Wälti l’aurait souhaité. La Juventus n’est pas parvenue à conserver ses titres, ni en Coupe ni en championnat. Après sept années passées à Arsenal, la Suissesse avait rejoint l’Italie à la recherche d’un «nouveau défi», explique-t-elle dans son interview à la BBC. Elle y a surtout connu la désillusion.

La professionnalisation de la Serie A féminine est encore loin d’atteindre le niveau auquel elle était habituée en Angleterre. «La différence est énorme. C’est triste et décevant que tant de joueuses à l’étranger ne bénéficient tout simplement pas des mêmes conditions.»

La ferveur des supporters, qui s’est développée dans de nombreux pays ces dernières années, notamment autour du football féminin, lui a également fait défaut en Italie. Lors des matches de la Juventus comme de ceux des autres équipes, les tribunes étaient souvent désespérément vides. «Le sentiment d’être valorisée en tant que footballeuse m’a manqué», confie encore Lia Wälti.

Brighton nourrit de grandes ambitions pour son équipe féminine

Mais pour Lia Wälti, le principal problème en Italie réside dans la qualité des terrains sur lesquels elle a dû évoluer avec la Juventus. «Dans de nombreux pays, on joue soit sur les pires terrains synthétiques, soit sur les pires pelouses naturelles. Même une équipe de Premier League qui y disputerait un match donnerait probablement une très mauvaise image, car il est tout simplement impossible d’y pratiquer un beau football.»

Son arrivée à Brighton marque donc une forme de nouveau départ pour la capitaine de la Nati. Le club du sud de l’Angleterre prévoit notamment de devenir le premier club européen à construire, pour plus de 80 millions de francs, un stade exclusivement dédié à son équipe féminine. Sur le terrain aussi, les ambitions sont désormais élevées.

«Après cette expérience en Italie, je savais mieux ce que je voulais et ce que je ne voulais pas», poursuit Lia Wälti. Chez les Seagulls, le surnom donné à l’équipe de Brighton, la Bernoise espère désormais vivre une expérience nettement plus positive.


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