Trois ans après avoir rangé les crampons, Eden Hazard savoure une nouvelle vie. Dans un entretien accordé à «The Guardian» l’ancien joueur du Real Madrid se confie avec sincérité sur son quotidien, bien loin des projecteurs.
«Ma vie est assez simple. Je suis père de cinq enfants. En ce moment, je me sens plus comme un chauffeur de taxi que comme un footballeur, mais cela ne me dérange pas», sourit le Belge de 35 ans, contraint de mettre un terme à sa carrière en raison de blessures à répétition.
Une retraite paisible à Madrid
Installé à Madrid, l’ancien capitaine des Diables rouges a choisi de rester en Espagne «pour la famille, les enfants, le climat et la nourriture». Un cadre de vie idéal pour celui qui a longtemps vécu à cent à l’heure. Avec un brin de nostalgie, Eden Hazard mesure le temps qui file: «La vie passe très rapidement, surtout dans le football. Hier, j'avais 19 ans et aujourd'hui, j'ai 35 ans. Il faut en profiter, pas seulement dans le football, mais dans tout.»
Parmi ses souvenirs de carrière, un épisode sous le maillot de Chelsea, à l’époque dirigé par José Mourinho, l’a particulièrement marqué. Eden Hazard raconte avoir perdu son passeport après un déplacement à Lille, arrivant en retard à l’entraînement. La sanction ne s’est pas fait attendre: «Au match suivant, il m'a sorti de l'équipe et a dit que c'était de ma faute.» Une leçon à la José Mourinho, dure mais formatrice.
La fierté du Mondial 2018
S’il devait retenir un sommet émotionnel, ce serait sans hésiter la Coupe du Monde 2018. «C'était incroyable. J'ai eu la chance de jouer avec mon frère et être le capitaine de mon pays était extraordinaire», se remémore-t-il.
La Belgique avait alors terminé troisième, au terme d’un tournoi flamboyant. «On sentait que la Belgique était incroyable à cette époque. Même si nous n'avons pas gagné, on dit aujourd'hui que nous étions meilleurs que la France, et cela me rend fier.»