Vu par ses anciens adversaires
«Je vois le Stade-Lausanne-Ouchy aller en finale»

Aux premiers tours de la Coupe de Suisse, le SLO avait galéré face à Veyrier et Echallens. Les coachs des deux équipes reviennent sur leur duel.
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Au premier tour, le Stade-Lausanne-Ouchy avait battu Veyrier sur le score de 2-0.
Photo: @ Valentin Zuodar
Thomas Freiburghaus

Le SLO en Coupe de Suisse, c’est deux victoires prestigieuses face à des clubs de Super League: en huitième de finale face à Winterthour, puis en quart de finale contre Lucerne. Mais avant cela, aux premiers tours, les pensionnaires du stade de la Pontaise ont passablement galéré face à des équipes de ligues (bien) inférieures.

«Plus compliqué quand on est le grand favori»

Au premier tour, en août dernier, le Stade-Lausanne-Ouchy s’était rendu à Veyrier, club de 2e Ligue genevoise (soit la sixième division nationale). Les hommes de Dalibor Stevanovic avaient signé une courte victoire 2-0, non sans avoir tremblé.

Matteo Nervitto, jeune coach du FC Veyrier Sports, se souvient: «On avait joué un système assez défensif. L’objectif était d’être compact, serré, de les attendre. On savait que sur notre terrain, ça pourrait être difficile pour eux.»

Cette saison, le SLO a en effet plus de mal face aux «petites» équipes que face aux gros, que ce soit en championnat (ses trois dernières victoires sont contre les trois premiers de Challenge League) qu’en Coupe de Suisse, donc. «C’est plus compliqué quand on est le grand favori, analyse Matteo Nervitto. Nous, on avait rien à perdre, les joueurs étaient surmotivés. À contrario, eux faisaient un déplacement, ça peut être difficile de trouver la motivation pour un premier tour. Ils avaient peur de se faire mal, alors que nous, on se donnait à 150%.»

Très courte victoire à Echallens

Au deuxième tour, rebelote, cette fois-ci deux échelons plus haut, face au FC Echallens Région, club de 1e Ligue (quatrième division nationale). Dans le Gros-de-Vaud, là encore, le SLO avait ramé, s’imposant sur le plus petit des scores, 1-0.

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Fabio de Almeida, entraîneur du FC Echallens se rappelle avoir «eu pas mal de chance», notamment grâce à la belle performance de son gardien. «C’est toujours compliqué face au petit, avec un bloc très bas, une ligne de cinq. Il n’y a pas d’espace, pas de profondeur. Et il y a aussi un facteur émotionnel. Pour eux, nous sommes théoriquement moins forts, donc ils jouent un peu le pied levé», explique Fabio de Almeida, entraîneur du club vaudois. Par le passé, cet originaire de Porto avait déjà contrarié les plans du Lausanne-Sport avec Echichens (défaite 2-0).

Admiratifs de Dalibor Stevanovic

Au vu des résultats du Stade-Lausanne-Ouchy dans les deux premiers tours de Coupe de Suisse face à Veyrier et Echallens, il était difficile d'imaginer les Lausannois rallier les demi-finales. Et pourtant, Matteo Nervitto contredit: «J’avais peu de doute sur le fait qu’ils pouvaient aller loin dans la compétition. Je ne les voyais pas sortir très vite. C’est un club qui a évolué au plus haut niveau, qui a une belle organisation.»

Fabio de Almeida, lui non plus, n’est pas étonné du parcours du SLO. «Dalibor Stevanovic a amené quelque chose de plus. C’est une personne extraordinaire, un ancien joueur de haut niveau. Et c’est un très bon coach, il véhicule une image moderne», dit-il admiratif.

Le coach du FC Echallens va même plus loin: «Moi, je mettrais une pièce sur eux, je les vois en finale. C’est une belle opportunité, les gars vont être à 2000%, ils voudront se montrer.» Plus personnellement, ce serait aussi une belle satisfaction pour son club: «Je serais content de dire que je n’ai perdu que 1-0 contre le finaliste de la Coupe de Suisse», rigole Fabio de Almeida.

Avant que les deux coachs puissent frimer dans leur buvette respective, encore faut-il que les hommes de Dalibor Stevanovic réalisent un troisième exploit consécutif dans cette Coupe de Suisse, afin de finir l'aventure à Berne, longtemps après avoir visité Veyrier et Echallens.

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