Sion s'est sabordé face à GC
«On s'est éliminés tout seuls»

La déception était immense chez le staff et les joueurs du FC Sion mardi soir au Letzigrund. Cette défaite très amère en Coupe de Suisse face à GC (3-4 en prolongations) risque de laisser des traces, admet Didier Tholot. Les Valaisans vont devoir s'en relever.
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Barthélémy Constantin et Didier Tholot, très déçus ce mardi, comme l'entier du FC Sion.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

La liste des cinq équipes encore en lice dans cette Coupe de Suisse donne énormément de regrets au FC Sion: s'ils avaient battu GC ce mardi, les Valaisans auraient défié Yverdon, le SLO, Lucerne, Saint-Gall ou Bâle en demi-finales de la Coupe de Suisse. Et rien que le fait de parler de ce revers fou face à GC (3-4 après prolongations) fait mal à Barthélémy Constantin, lui qui sait mieux que personne que Sion n'a plus vu son trophée préféré depuis 2015.

«La Coupe, c'est derrière... Il y a de la déception ce soir. Beaucoup même, mais le football est fait de bons et de mauvais moments. Ce soir, ça fait clairement partie des mauvais, mais on en a déjà vécu beaucoup et on va se relever», assure le directeur sportif valaisan, lequel entend bien remobiliser ses troupes. «On a encore des objectifs, la saison n'est pas finie aujourd'hui. Mais ça montre qu'on a encore beaucoup de travail, comme je l'ai dit à plusieurs reprises. A nous de faire trois points samedi contre Lucerne.»

Didier Tholot a parlé à son équipe après le match

Au sortir du terrain, ce mardi, Ali Kabacalman était bien évidemment tout aussi déçu. «On sera bien obligés de se relever. Ce soir, demain aussi, ça va nous rester dans la tête, et peut-être même quelques jours, mais le championnat arrive déjà samedi. Et on a un objectif là aussi, il faut l'atteindre», explique le milieu de terrain du FC Sion, lequel a eu droit, comme tous ses coéquipiers, à un discours remobilisateur de la part de son entraîneur Didier Tholot à la fin du match.

Le Français n'avait pas envie de trouver des coupables après cette élimination, bien au contraire. Il aurait pu pointer du doigt Anthony Racioppi, auteur d'une boulette sur le 2-2, ou sa défense en général, bien trop laxiste à l'image d'un Kreshnik Hajrizi buteur sur l'ouverture du score mais beaucoup trop victime de ses émotions tout au long de la rencontre. Mais pas question de se laisser aller à ces facilités. «Il faut être unis derrière l'objectif du championnat. On ne va pas taper sur un joueur ou l'autre, on va rester ensemble et faire en sorte que la fin du championnat soit aussi positive que ce que l'on a fait jusqu'à présent.»

«On a sûrement manqué d'humilité en fin de match»

Cette défaite risque toutefois de laisser des traces et l'entraîneur du FC Sion ne s'en cache pas. «On n'effacera pas la déception et même la colère. Ce soir, on a sûrement manqué d'humilité en fin de match», a-t-il concédé. «On avait tout pour se qualifier et on se bat tout seuls. On ne peut s'en prendre qu'à nous-mêmes.»

Ali Kabacalman est bien d'accord avec son entraîneur: «On s'élimine tout seuls. A 2-0, mais aussi à 3-2. A la 93e, on doit tuer le match, faire en sorte de gagner du temps et de mieux jouer les coups. Malheureusement, au lieu de pourrir le match, on essaie d'attaquer. Derrière on prend l'égalisation. Et ensuite le 3-4...»

«On doit aller chercher le top 6»

Sion a en effet eu deux fois la qualification dans la poche, mais s'est à chaque fois fait rattraper par un GC accrocheur, mais loin d'être génial. Et ce scénario a énormément frustré Barthélémy Constantin. «C'est difficilement explicable, mais c'est le football. On doit laisser ça derrière et aller chercher le top 6. Il faudra trouver les mots, il faudra tous se remettre en question, nous les premiers en tant que dirigeants. On ne doit pas tout jeter, du travail a été fait. A nous de nous relever.» Après une nuit de sommeil qui risque d'être peuplée de cauchemars prenant la forme d'une invasion de Sauterelles.

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