Les «petits» désavantagés?
«Aujourd'hui, on ne fait pas grand chose pour qu’il y ait des exploits»

Le CS Italien a été largement battu par le SLO au premier tour de la Coupe de Suisse. Mais la partie était déséquilibrée avant-même le coup d'envoi, tant les deux équipes n'en sont pas au même point dans leur saison.
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Valentin Schnorhk, entraîneur du CS Italien, a vu son équipe être largement dominée par un Stade-Lausanne-Ouchy mieux préparé.
Photo: Thomas Freiburghaus
Thomas Freiburghaus
Thomas FreiburghausJournaliste

Dimanche, le CS Italien a essuyé une lourde défaite face au Stade-Lausanne-Ouchy au premier tour de la Coupe de Suisse. Les pensionnaires de 2e ligue se sont, en effet, inclinés sur le score de 8-1 face aux professionnels du SLO.

La différence était, évidemment, qualitative, mais aussi très marquée sur le plan physique. «On a vu la différence de préparation. On parle d’une équipe (ndlr: le SLO) qui s’entraîne depuis un mois et demi et qui a joué trois matches de Challenge League. Nous, on a commencé l’entraînement le 27 juillet et fait deux matches amicaux. Il y a une différence de rythme», déplore Valentin Schnorhk, entraîneur du CS Italien.

À la fin de la partie, son homologue du Stade-Lausanne-Ouchy, Dalibor Stevanovic, mentionnait lui aussi ce déséquilibre: «C’est dommage pour les équipes qui n’ont pas encore repris le championnat. Physiquement c’est dur, ils ne peuvent pas encore mettre des choses en place.»

La victoire a été atteinte quand même

Car le premier tour de la Coupe de Suisse, qui se tient à la mi-août, ne permet pas aux équipes évoluant en 2e ligue interrégionale et en 2e ligue – dont le championnat n'a pas encore repris – d’être prêtes sur le plan physique. Dans des conditions pareilles, il est donc encore plus difficile de créer la surprise. Cette année, seuls Rotkreuz et Köniz (2e ligue inter), ont su réaliser l’exploit, respectivement face à Bellinzone (Promotion League) et Münsingen (1re ligue).

«C’est une question de politique de l’ASF. Est-ce qu’il faut avoir la meilleure finale possible, et donc éliminer rapidement les ‘parasites’ des clubs de ligues inférieures?», questionne Valentin Schnorhk. Pour l'entraîneur du CS Italien, une chose est sûre: «Aujourd’hui, on ne fait pas grand-chose pour qu’il y ait des exploits en Coupe de Suisse.» Ce alors que les parcours de Bienne ou du SLO, finalistes des deux dernières éditions, prouvent que le «petit» peut battre le «gros». «À condition qu’on parte sur un pied d’égalité», ajoute Valentin Schnorhk.

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Le tacticien ne veut pas dire par là que son CS Italien aurait éliminé le Stade-Lausanne-Ouchy dimanche, si le premier tour s’était disputé en septembre. Mais peut-être les Genevois auraient-ils tenu un peu plus longtemps avant d'encaisser le premier but. Alors, le suspense aurait grandi et la fête aurait été encore plus belle au Petit-Lancy. Pour autant, l'essentiel a été atteint au Bois-de-la-Bâtie, où quelque 732 spectateurs se sont retrouvés pour assister à ce premier tour. «L’important, c’est que ces matches profitent au public, au quartier», conclut justement Valentin Schnorhk. La principale victoire se situe sans doute là pour les «petits» qui reçoivent la Coupe de Suisse. La surprise, elle, attendra.

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