«Chaque début de saison, tu rêves de soulever un trophée. C'est la plus belle chose qui peut arriver aux joueurs et à un staff. Donc non, ce n'est pas un rêve interdit», souffle Ali Kabacalman, avant d'affronter Grasshopper ce mardi en quarts de finale de Coupe de Suisse. Le FC Sion se trouve à deux matches de disputer une nouvelle finale, à trois d'ajouter une quatorzième étoile à son palmarès.
«On espère gagner des titres et j’espère qu’on aura l’occasion d’en gagner un cette saison», ajoute le milieu et capitaine sédunois, qui possède pour l'heure trois Challenge League à son tableau de chasse. Didier Tholot a, lui, déjà remporté deux fois la Coupe de Suisse. Les deux fois avec le FC Sion. Le Bordelais connaît la formule. Et sait bien que les Sédunois ont un véritable coup à jouer cette saison, Young Boys étant déjà éliminés et l'épouvantail bâlois n'ayant rien d'un favori en puissance.
«Le plus important? Être en vie à la fin du match»
«Les huit équipes restantes veulent aller au bout. À nous de faire en sorte que les couleurs rouges et blanches soient dressées demain», tempère Didier Tholot, lequel s'attend à un match compliqué au Letzigrund. «Ce n'est pas un adversaire facile, surtout là-bas. Ce week-end, ils ont tenu tête à Lugano, qui comptait six victoires de suite», rappelle-t-il.
Malgré sa onzième place au classement, la formation zurichoise compte plusieurs joueurs de talent dans ses rangs, comme le fantastique danois Jonathan Asp Jensen, capable de faire des différences sur son côté. Le FC Sion dispose lui d'un collectif fort. Il devra toutefois se déplacer à Zurich sans son meilleur buteur, Rilind Nivokazi, suspendu. «On le sait depuis un moment et on a pu anticiper, annonce Didier Tholot. On verra demain. Il y aura peut-être des surprises.»
Qui pour remplacer Rilind Nivokazi?
«Winsley (ndlr: Boteli) est candidat pour le remplacer, bien sûr. Mais ce ne sera peut-être pas Winsley», sourit le technicien valaisan, lequel peut compter sur un secteur offensif passablement fourni pour parer à toute éventualité. Ilyas Chouaref pourrait, par exemple, également jouer devant, pendant que son aile droite serait reprise par Josias Lukembila, Franck Surdez, Benjamin Kololli ou encore Donat Rrudhani, pour ne citer qu'eux.
Didier Tholot ne cesse de le rappeler: il dispose d'un groupe. «Quand je vois la rentrée de Théo (ndlr: Berdayes) et Noé (ndlr: Sow) face à Servette, deux joueurs qui ont eu moins de temps de jeu, avec une envie et de la détermination qui font du bien à tout le groupe, cela veut dire que le message passe», se réjouit le Bordelais, qui attend tout de même que son équipe élève le niveau en comparaison avec la première mi-temps produite à Genève samedi.
«Ils ont un jeu ambitieux, mais ils peuvent être mis en difficulté. Il faudra être très sérieux. On va certainement souffrir, mais le plus important est d'être en vie à la fin du match.» Et ça, Didier Tholot le sait mieux que quiconque.
