Coup d'envoi à 19h
Géraldine Reuteler veut voir une Suisse plus tranchante ce samedi à Malte

La Nati joue son deuxième match dans ses qualifications pour la Coupe du monde ce samedi à Malte (19h). Victoire obligatoire pour les Suissesses, qui veulent élever leur niveau par rapport au succès contre l'Irlande du Nord. Géraldine Reuteler en premier lieu.
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Décevante sur le plan individuel contre l'Irlande du Nord, Géraldine Reuteler veut frapper un grand coup ce samedi soir.
Photo: Getty Images
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Non, je n'étais pas contente de moi!» Géraldine Reuteler a posé un regard lucide sur sa performance face à l'Irlande du Nord, mardi soir à Lausanne. L'équipe de Suisse, ultra-dominatrice, ne s'est imposée que 2-0 face à une sélection qui ne s'est créée aucune occasion et la dynamique milieu de terrain nidwaldienne en attendait plus. Surtout d'elle-même.

«Je peux et je dois faire beaucoup mieux», affirme celle qui a brillé lors du dernier Euro, étant élue «MVP» lors de chacun des trois matches de groupes de la Nati, que ce soit face à la Norvège, l'Islande ou la Finlande. Alors, «Géri» n'aime-t-elle briller que lors des grandes occasions et se relâche-t-elle dès que l'enjeu est moindre? La question de Blick la fait sourire dans la salle de presse du Centenary Stadium de Ta'Qali, là où la Nati va affronter Malte samedi soir.

Le rebond samedi soir à Malte?

«Non, ce n'est pas ça. Je veux être performante à chaque match. Mais des fois, ça ne marche pas comme prévu. Mardi, j'en voulais plus, mais pas grand chose n'a fonctionné comme je le voulais. C'est comme ça, c'est le football», répond-elle avec une détermination dans le regard qui sonne comme une promesse de faire mieux ce samedi contre la sélection maltaise pour ce deuxième match dans les qualifications pour la Coupe du monde.

Photo: keystone-sda.ch

La Suisse, après sa victoire initiale, n'a pas d'autre mission que de gagner nettement face à Malte pour reprendre la première place du groupe à la Turquie et assumer pleinement son rôle de favorite. Les Turques l'ont emporté 3-0 contre Malte lors de la première journée et la Nati sait donc ce qu'elle a à faire.

«Nous allons avoir le ballon la majorité du temps, il faudra bien le faire circuler, comme contre l'Irlande du Nord, mais aussi et surtout nous montrer plus courageuses. Nous devons plus prendre notre chance, tirer au but, être plus précises, que ce soit dans les passes ou les centres. Et être plus présentes dans la surface», analyse Géraldine Reuteler, qui, de son propre aveu, s'est trouvée «trop timide» contre l'Irlande du Nord. Loin de l'effrontée qui terrorisait les défenses de l'Euro en percutant, en osant, et en tentant sa chance.

Un système un peu différent au milieu

Est-ce dû à sa position, un brin différente de celle qu'elle occupait avant? Elle assure que non. «Cela ne change pas grand chose honnêtement», explique celle qui a joué en milieu relayeur dans le 4-3-3 imaginé par Rafel Navarro mardi, avec la métronome Lia Wälti derrière elle et Sydney Schertenleib dans un rôle plus offensif à côté. Et trois attaquantes devant. Elle a donc dû défendre un peu plus et compenser, ce qui a pu lui coûter de l'énergie, mais elle ne veut pas s'en servir comme excuse.

«Géraldine peut jouer partout», sourit Rafel Navarro, qui n'exclut pas de l'utiliser plus haut également. «Elle est à l'aise dans tous les rôles. Mais c'est vrai qu'elle a de la percussion, qu'elle aime attaquer les seize mètres. Elle a de la technique, du coffre», ajoute le Catalan, qui a du choix à mi-terrain, d'autant plus avec le repositionnement de Sydney Schertenleib dans ce secteur de jeu. Il faudra également bien gérer le retour de Smilla Vallotto et de son génie créatif, qui ont manqué face à l'Irlande du Nord. La Genevoise est taillée pour ce 4-3-3, dans le rôle de milieu de terrain la plus avancée, mais peut également jouer en meneure de jeu dans un 4-2-3-1, mais ces questions-là se poseront en avril, pas avant.

Pour l'heure, il y a un match contre Malte à gagner et la configuration de la rencontre est déjà connue: la Suisse aura la balle entre 70 et 80% du temps et il faudra se montrer tranchant en attaquant la surface de réparation cette fois, pas comme contre les Nord-Irlandaises mardi. «Oui, mais aussi faire attention à leurs longs ballons et aux duels. Elles vont vouloir profiter des deuxièmes ballons et il faudra qu'on soit attentives», prévient Rafel Navarro, lequel a très bien étudié le jeu maltais avec son staff. La Suisse ne veut rien laisser au hasard.

Svenja Fölmli titulaire samedi?

En ce qui concerne la composition, le sélectionneur continuera avec Livia Peng dans les buts pour ce rassemblement, mais rien n'est figé pour la suite, assure-t-il. En défense, il faudra remplacer Julia Stierli, blessée, et Noemi Ivelj est la solution la plus logique pour former la paire à côté de la brillante Viola Calligaris. Svenja Fölmli, auteure d'une entrée dynamique et décisive face à l'Irlande du Nord mardi, semble bien placée pour débuter en lieu et place de la décevante Aurélie Csillag. Coup d'envoi à 19h au Centenary Stadium.

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