Match retour à Genk
Marqué physiquement, Servette va devoir réaliser un exploit

Ce mercredi soir, Servette retrouve Genk en qualifications de la Champoins League. Après le match nul à l'aller (1-1), les deux équipes ont encore toutes leurs chances. Mais sur le papier, les Belges sont meilleurs.
Publié: 01.08.2023 à 19:03 heures
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Dernière mise à jour: 01.08.2023 à 23:53 heures
Les Servettiens ont découvert le stade de Genk ce mardi.
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Matthias DavetJournaliste Blick

La Cegeka Arena. Située au nord de Genk, c'est là que le parcours en Champions League de Servette pourrait continuer, ou s'arrêter. La réponse tombera sur les coups de 21h (ou plus, si prolongations, voire tirs au but) ce mercredi soir. Après un match aller convaincant (1-1), les Grenat ont encore toutes leurs chances.

C'est au plat pays que Servette veut soulever des montagnes. Mais cela se fera sans trois éléments de son effectif: Alexander Lyng (5-6 semaines d'absence), Keigo Tsunemoto (3-4 semaines) et Miroslav Stevanovic (2 semaines au moins). Mais une situation que relativise René Weiler, l'entraîneur genevois à la veille du match retour: «L'équipe doit vivre avec ça.»

«L'occasion de montrer leurs qualités»

Le technicien grenat voit même du positif dans son malheur: «D'autres réclament de jouer davantage. Ils ont maintenant l'occasion de montrer leurs qualités.» Et quoi de mieux que la plus grande scène européenne pour le faire.

Les blessures à répétition sont quand même en train de miner Servette, qui n'a pas besoin de ça face à un Genk plus fort sur le papier. «Mais c'est de la malchance, souligne René Weiler. On peut influencer certaines choses, mais pas tout.» Les contacts violents avec les adversaires n'en font pas partie.

Attention aux erreurs

Alors, avec ces coups du sort, comment les Grenat peuvent-ils s'extirper du piège belge et ses plus de 16'000 spectateurs? «Ça va être chaud et il ne faut pas trop discuter avant le match, répond l'entraîneur genevois. Il faut une performance presque parfaite de la part de tout le monde.»

Une performance presque parfaite, ça signifie éviter les grossières erreurs comme contre Zurich en Super League le week-end passé. «Tu les paies déjà en championnat suisse. Mais si tu les fais demain, tu n'as aucune chance.» Pourtant, l'équipe veut se donner les chances.

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Servette - Zurich: Les Genevois reviennent de loin(04:14)

A l'image de David Douline, joueur accompagnant le coach en conférence de presse. «Je pense que Genk est favori mais on a vu au match aller qu'on est capables de faire quelque chose. Mardi dernier, je ne pense pas qu'ils s'attendaient à une telle performance.»

Un camp belge serein

Dans le camp belge, on n'a pas les mêmes pépins physiques que dans celui des visiteurs. «Tout le monde est en forme», balance l'entraîneur Wouter Vrancken. Questionné sur les blessures à Servette, le Belge botte en touche: «On doit être prêts à tout. Je ne mets pas d'énergie à penser à leur équipe.»

Assez confiant après une victoire probante contre Molenbeek en ouverture de championnat (0-4), le coach de Genk avoue ne pas avoir entraîné les pénaltys avec ses joueurs. «Tout le monde peut les mettre à l'entraînement, même moi.» Pour lui, si ce scénario devait arriver, tout dépendra de la pression que les hommes sur la pelouse pourront supporter… ou non.

Mais il serait quand même difficile de parler d'excès de confiance au plat pays. «Je ne pense pas qu'on peut dire qu'il y a un favori», tempère Mark McKenzie, le défenseur central américain. Pourtant, si Servette l'emporte, on pourra aisément parler d'exploit.

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