La chronique de Marie-Bertrande Duay
La Suisse suffoque, il faut agir!

Entre entassement, bétonisation et pression sur les infrastructures, Marie-Bertrande Duay dénonce une Suisse saturée par une immigration qu’elle juge incontrôlée. La Présidente des Femmes UDC romandes appelle à dire «OUI» à l'initiative «Pas de Suisse à 10 millions».
Marie-Bertrande Duay dénonce une Suisse saturée par une immigration qu’elle juge incontrôlée.
Photo: Blick
Marie-Bertrande Duay, Présidente des Femmes UDC romandes

Ce matin, dans un train déjà bondé à l’aube, j’ai découvert une fois de plus ce que devient la Suisse quand on entasse toujours plus de monde sur un territoire qui, lui, ne grandit pas. Entre wagons saturés, retards chroniques et courses contre la montre ou encore simplement la quête d’une place assise, on nous vend encore la «Suisse prospère» – alors qu’elle ressemble de plus en plus à une heure de pointe permanente.

Nous pouvons aussi parler de notre paysage, dans lequel petites maisons avec jardins s’effondrent pour laisser place à des bâtisses cubiques remplies d’appartements dans lesquelles les habitants, si nombreux, n’entretiennent plus de relation de voisinage. 

La Suisse est un petit pays, avec peu de surfaces constructibles. La loi fédérale sur l’aménagement du territoire impose aux Communes et aux Cantons de densifier le bâti. Concrètement cela signifie qu’il faut réhausser les bâtiments et utiliser le maximum de la surface constructible. Fini les beaux paysages et les petites villes et villages où il fait bon vivre. Notre pays n’est même plus maître de sa croissance démographique, l’immigration en étant la principale cause. 

D’aucuns prétendent que sans cette immigration, notre AVS serait encore plus déficitaire qu’aujourd’hui, et qu’ainsi il ne faudrait surtout pas la limiter. Je me demande dans quelle mesure nous pourrions avoir confiance en un système de retraite complètement dépassé qui survit tout justement uniquement en raison des étrangers? Personnellement, que l’immigration continue ainsi à s’accroître ou non, j’ai tiré un trait sur la rente AVS telle qu’elle existe aujourd’hui à l’instar de beaucoup de personnes de ma génération. Le système doit de toute façon être complètement réformé pour être viable à long terme.

Des quotas d'immigration

Ces mêmes personnes agitent constamment le spectre du manque de main-d’œuvre dans des métiers «que les Suisses ne veulent pas faire», comme la construction. Pourtant, cet argument tombe rapidement à faux dès lors que des quotas d’immigration pourraient être mis en place, permettant à la Suisse d’accueillir uniquement les ressortissants étrangers dont elle a réellement besoin, comme c’est déjà le cas pour les ressortissants d’Etats tiers. D’ailleurs, je peine à comprendre sur quelles bases statistiques certains s’appuient encore.

Les dernières statistiques de la Confédération sont pourtant éloquentes: le chômage progresse dans les métiers de la construction. Plus de 51% des chômeurs, soit plus de 74’000 personnes, sont étrangers. Et selon les chiffres 2024, plus de la moitié des bénéficiaires de l’aide sociale sont également étrangers.

Il faut aussi rappeler que chaque personne qui arrive sur notre territoire crée elle-même de nouveaux besoins en main-d’œuvre et en infrastructure: logements, médecins, transports, écoles, crèches, infrastructures… Comme le reconnaît le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) lui-même, l’immigration crée de l’emploi et l’emploi crée de l’immigration, dans une mécanique qui finit par ressembler à une forme de pyramide de Ponzi. Et malgré cette immigration continue, la croissance économique connaît un ralentissement.

Nous pouvons encore parler des problèmes de sécurité, sachant que 70% des personnes condamnées en établissement pénitentiaire sont étrangères. Il est temps que nous, Suisses, nous nous réveillions. Nous devons reprendre la main sur notre territoire et préserver notre qualité de vie. Oui, la qualité doit primer sur la quantité. Reprenons la souveraineté sur notre immigration afin que celle-ci soit responsable et maîtrisée! Votons «OUI» le 14 juin pour une Suisse qui ne dépasse pas les 10 millions d’habitants!

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