L’arrêt des réacteurs de la centrale nucléaire de Beznau en raison de la température de l’Aar fait les choux gras des antinucléaire de centre-ville en ce moment. On nous explique doctement que le nucléaire serait dangereux et inutile dans un contexte de réchauffement des températures, puisqu’il devrait être arrêté dès qu’il fait chaud. Ces récriminations sont bien entendu fallacieuses et ne résistent pas 3 minutes à une analyse sérieuse à la lumière de la réalité de 2026.
Rappel des faits: seule la centrale de Beznau est concernée par la limite de température de l’Aar, qui protège l’écosystème de la rivière afin qu’elle ne se réchauffe pas davantage en raison de la centrale lorsqu’elle atteint les 25 degrés.
Les centrales de Leibstadt et de Gösgen disposent d’une tour de refroidissement – la fameuses grande «cheminée» – qui émet uniquement de la vapeur d’eau. Ainsi, le nucléaire en Suisse est parfaitement résistant au changement climatique puisque la plus grande part de la production n’est pas soumise à cet aléa de température.
L’arrêt pendant quelques jours ou quelques semaines des réacteurs de Beznau ne pose pas de problème pour l’approvisionnement du pays puisque la production d’électricité en été est excédentaire structurellement et que la maintenance est de toute manière planifiée en été.
Des agitations inutiles et exagérées
Un tel arrêt ne pose pas non-plus de problème de sécurité puisqu’il est parfaitement maîtrisé et planifié en fonction de la situation de l’Aar et de sa température. Prétendre le contraire est une insulte aux ingénieurs les plus pointus du pays qui sont en charge des centrales et qui assurent 365 jours par an un travail de très haute qualité.
Les agitations des antinucléaires à ce sujet sont donc objectivement aussi inutiles qu’exagérées. Si de nouveaux réacteurs doivent un jour être construits en Suisse, les ingénieurs prendront en compte la situation climatique actuelle. Les solutions techniques existent et ne posent aucun problème notable. Rappelons qu’il existe des centrales nucléaires dans des pays bien plus secs et chauds que la Suisse !
La propagande antinucléaire va s’intensifier ces prochaines semaines et jusqu’au vote du mois de février 2027 sur la levée de l’interdiction de construire de nouvelles centrales. Sachons garder la tête froide face à ces désinformations aussi grotesques que récurrentes.
Le nucléaire a été reconnu par le GIEC et par l’Union européenne comme une composante nécessaire et indispensable pour produire de l’électricité de masse pilotable et décarbonée. Les élucubrations des antinucléaires contre cette forme de production écoresponsable n’y changent heureusement rien.