«Pas de guerre, pas de patriarcat»
1000 personnes défilent à Berne et autant à Bâle pour les droits de femmes

Tant à Berne qu'à Bâle, plus d’un millier de personnes ont défilé pour la Journée internationale des droits des femmes. Les manifestations, non autorisées, ont dénoncé «la violence patriarcale» et l’extrême droite.
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Plus d'un millier de participants se sont élevés contre la violence patriarcale, le fascisme et la montée de l'extrême droite à l'occasion de la Journée des droits des femmes à Berne.
Photo: Keystone-SDA/Christian Zingg
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ATS Agence télégraphique suisse

Des manifestations ont réuni un millier de personnes tant à Berne qu'à Bâle dimanche à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. Celles-ci se sont élevées «contre la violence patriarcale, le fascisme et la montée de l'extrême droite». Toutes deux n'étaient pas autorisées, mais se sont déroulées pacifiquement.

La police bâloise a néanmoins fait état de divers bâtiments recouverts de graffitis à la peinture et à la craie. Des affiches ont également été apposées. Les forces de l'ordre ont aussi empêché les manifestants de pénétrer dans la gare CFF de Bâle. Elle a tiré un coup de semonce à blanc avec un fusil à gaz lacrymogène, a-t-elle précisé sur instagram.

Quelque 600 personnes s'étaient d'abord rassemblées à 14h00 sur la place du marché, où des discours et des danses ont eu lieu, a observé une journaliste de l'agence de presse Keystone-ATS. «Les femmes luttent main dans la main - féministes militantes» ou «Nos corps, nos vies» pouvait-on lire sur les banderoles. La police était présente sur place, mais est restée en retrait.

A Berne

A Berne, les participants se sont rassemblés sur la place de la gare, puis ont défilé dans le centre-ville, a constaté un journaliste de l'agence de presse Keystone-ATS. Les manifestants scandaient des slogans tels que «Pas de guerre, pas de patriarcat» et «Contre les banques et les sexistes».

A l'occasion de la «journée de lutte queer-féministe», un collectif inconnu a appelé à une «manifestation combative». Leur résistance visait notamment les frontières entre les sexes ainsi que la violence patriarcale.

Selon l'appel, la manifestation était ouverte à tous les genres. L'objectif était de rendre le lieu sûr et accessible à tous. Au début du rassemblement, ils ont rendu hommage aux 29 victimes de féminicides en Suisse en 2025, selon leurs propres informations, par un cri de 29 secondes. «Plus de féminisme queer au lieu du fascisme: solidarité sans frontières», pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies.

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