«J'ai été privée de mes droits politiques de manière arbitraire, abonde-t-elle, c'est dommage pour la démocratie qu'on puisse, sur un procès d'intention, suspendre une élue pendant aussi longtemps. Pour une affaire dont, finalement, l'enquête montre que la plainte était disproportionnée.»
L'ex-élue estime en outre avoir fait face à une rupture de collégialité. «La situation s'est aggravée depuis mon absence, explique-t-elle, celles et ceux qui osaient donner leur avis ont fini par partir.» Aux yeux de l'écologiste, cette expérience devrait servir à repenser le mécanisme institutionnel et faire évoluer la loi.
Le litige qui opposait Elise Buckle à la Municipalité de Nyon a défrayé la chronique pendant près d'un an. Les six autres membres de la Municipalité reprochaient à leur collègue d'avoir fait fuiter des informations confidentielles. Après de nombreux rebondissements, les deux parties ont indiqué le mois dernier être arrivées à un arrangement.
(ATS)