Après la mort de Quentin Deranque
François Hollande estime que la présidentielle de 2027, «c'est terminé» pour JL Mélenchon

François Hollande a critiqué lundi Jean-Luc Mélenchon pour sa réaction face à la mort de Quentin Deranque. Selon lui, le leader de LFI commet une «double faute» et en paiera le prix électoralement.
1/2
Jean-Luc Mélenchon a été critiqué pour son attitude après la mort du militant d'extrême-droite.
Photo: AFP
Post carré.png
AFP Agence France-Presse

L'ancien président socialiste François Hollande a dénoncé lundi la «double faute» de Jean-Luc Mélenchon dans les suites politiques de la mort du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque, estimant qu'"il le paiera forcément» électoralement.

«Plutôt que de faire amende honorable pour essayer de retrouver une forme de responsabilité politique qui lui permette de solliciter le suffrage universel», a relevé François Hollande sur RTL, le leader insoumis «se met dans une position, si je puis dire, de tortue: on se carapace pour essayer de tenir bon». «C'est une faute, c'est une double faute», a-t-il tranché. Et Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste et ennemi historique du député de Corrèze, «le paiera forcément» dans les urnes, a-t-il prédit.

A la présidentielle de 2027, «il ne peut plus (...) essayer d'être le candidat qui peut porter ce qu'il pensait être la gauche au second tour», contrairement à «sa démarche en 2017 comme en 2022». «Ça ne peut plus être lui, c'est terminé», a estimé François Hollande évoquant «une forme de marginalité politique» dans laquelle selon lui le leader de La France insoumise se «complaît» et «restera». Il a dénoncé la «responsabilité morale et politique» de Jean-Luc Mélenchon, en particulier dans cette affaire.

Une façon de diviser la gauche selon LFI

Quentin Deranque, 23 ans, est mort le 14 février, deux jours après avoir été frappé au sol à coups de pieds et de poings par des militants d'ultragauche à Lyon. Les Insoumis ont été accusés par leurs adversaires d'avoir un lien indirect avec l'agression mortelle, ce qu'ils rejettent en bloc. Sept personnes ont été mises en examen pour homicide volontaire et complicité, dont deux assistants du député LFI et fondateur du groupe antifasciste dissous la Jeune Garde, Raphaël Arnault.

Rappelant que LFI n'avait «aucun rapport avec la mort de ce jeune identitaire», le député insoumis Eric Coquerel a estimé sur TF1 que «ce qui se passe politiquement vise à affaiblir, voire éliminer (...) la principale formation de gauche du pays».

Il a défendu encore une fois le fait que Raphaël Arnault ne démissionne pas de son siège de député. «C'est quelqu'un de menacé, c'est quelqu'un déjà quasiment de condamné à l'avance alors qu'il y a une enquête», a-t-il insisté.

Articles les plus lus