La star de la gastronomie française Jean Imbert, visé par plusieurs accusations de violences conjugales, se maintient dans une zone grise à la fois contractuelle et médiatique, en tant que directeur artistique mais plus chef au Plaza Athénée à Paris.
La direction du célèbre palace parisien a acté mercredi soir, à la suite d'une assemblée générale du personnel, son retrait des fonctions managériales et exécutives du restaurant qui porte son nom, tout en confirmant la poursuite de sa collaboration jusqu'à l'échéance de son contrat en juin.
«Avec ce qu'il s'est passé dans sa vie privée, on le retire de la tête de gondole», a indiqué à l'AFP François Delahaye, directeur général du palace parisien tout en précisant qu'il resterait à son poste de «directeur artistique» jusqu'à la fin de son contrat. Jean Imbert est de facto maintenu à ses fonctions appelées dans le milieu de «chef-marque».
Le cuisinier n'a jamais été directement le chef du restaurant: «Jean Imbert, comme avant Alain Ducasse n'a jamais été en cuisine à couper des carottes. Donc c'est pas ce qu'on attend d'eux, on attend d'eux d'apporter leur notoriété. Et vu la notoriété de Jean Imbert, nous avons décidé d'arrêter cette collaboration au niveau du 'front line'», a-t-il François Delahaye. Le dispositif reste ambivalent: Jean Imbert ne sera plus donneur d'ordre mais continuera à «apporter ses idées», jusqu'à la fin de son contrat.
Festival de Cannes
Le même flou entoure sa situation à Cannes. Le chef est toujours associé à La Palme d'Or, le restaurant gastronomique de poissons de l'Hôtel Martinez, relancé sous sa signature en 2024 et récompensé depuis d'une étoile au Guide Michelin. A moins d'un mois du Festival de Cannes, dont l'établissement accueille notamment les dîners du jury, la direction du Martinez, sollicitée par l'AFP sur un éventuel départ du chef, n'a pas répondu.
Selon une source proche du cuisinier, la situation de mise en retrait de Jean Imbert au Plaza Athénée comme au Martinez reste inchangée et il continue à assumer ses missions, sans se mettre en avant et sans aucune publicité. Surnommé «le chef des stars», Jean Imbert est visé par une enquête pour violences conjugales ouverte par le parquet de Versailles à la suite de la plainte déposée par une de ses ex-compagnes, l'ancienne actrice Lila Salet, pour des faits remontant à 2012-2013.
D'autres femmes ont affirmé dans la presse avoir subi des violences physiques et psychologiques de la part du chef, notamment Alexandra Rosenfeld, miss France 2006. Elle a raconté en mars comment Jean Imbert lui avait fracturé le nez en octobre 2013 lors du tournage d'une émission sur M6 que le couple co-animait et annoncé avoir porté plainte.
Une mise en retrait
Jean Imbert, 44 ans, avait nié dans le magazine «Elle» avoir exercé la moindre violence physique ou psychologique envers d'ex-compagnes. Le parquet de Paris a indiqué à l'AFP avoir «confié une enquête pour violences par conjoint ou concubin au commissariat du XVIe arrondissement». Depuis sa mise en retrait, en août, annoncé sur Instagram, ses réseaux sociaux sont restés muets et l'homme qui vivait dans la lumière n'est plus visible nulle part.
«Monsieur Dior», le restaurant gastronomique avenue Montaigne a mis fin au contrat qu'il avait signé en 2022 avec Jean Imbert, remplacé dans la foulée par Yannick Alléno et ses équipes, qui ont permis au restaurant de gagner sa première étoile au Michelin cette année. Le chef a aussi associé son nom au Venice-Simplon-Orient-Express, qui n'a pas répondu aux demandes de l'AFP.
Vous, ou l'une de vos proches, êtes victime de violences de la part d'un partenaire ou d'un proche? Voici les ressources auxquelles vous pouvez faire appel.
En cas de situation urgente ou dangereuse, ne jamais hésiter à contacter la police au 117 et/ou l'ambulance au 144.
Pour l'aide au victimes, plusieurs structures sont à votre disposition en Suisse romande, et au niveau national.
- Solidarité Femmes Bienne
032 322 03 44
9-12h et 14-20h
Mercredi: 14-20h
Samedi: 10-12h
Dimanche: 17-20h - Solidarité Femmes et Centre LAVI Fribourg
info@sf-lavi.ch
026 322 22 02 9-12h et 14h-18h
Ligne de nuit 19h-7h
Weekends et jours fériés: 11–17h - AVVEC Genève
info@avvec.ch
022 797 10 10 - Au cœur des Grottes, Genève
022 338 24 80
Lu-Ve 8h30-12h - Ligne d’écoute en matière de violence domestiques Genève
0840 11 01 10 - Centre d’accueil Malley Prairie, Lausanne
021 620 76 76
Non—stop - Maison de Neuchâtel SAVI
savi.ne@ne.ch
032 889 66 49 - SAVI La Chaux-de-Fonds
savi.cdf@ne.ch
032 889 66 52 - Unité de médecine des violences (UMV)
Consultation médico-légale - Bureau fédéral de l’égalité
- LAVI. Aide aux victimes d’infractions
- Fédération solidarité femmes Suisse
- Brava – ehemals TERRE DES FEMMES Schweiz
076 725 91 21
Lundi à Mercredi 14h-16h
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