«Une faute morale immense»
Emmanuel Grégoire accuse Macron d'avoir poussé au retrait de Sarah Knafo

Emmanuel Macron aurait aidé Rachida Dati en influençant le retrait de Sarah Knafo, selon Emmanuel Grégoire. Ce dernier accuse le président d'être responsable de l'effondrement «moral et politique» de la France.
Emmanuel Macron est accusé d'
Photo: IMAGO/ABACAPRESS
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AFP Agence France-Presse

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a accusé jeudi le président Emmanuel Macron d'être «intervenu» pour «aider au retrait de Sarah Knafo» au bénéfice de l'ex-ministre de la Culture Rachida Dati.

«Emmanuel Macron est personnellement intervenu (...) à différents niveaux pour faire en sorte d'aider au retrait de Sarah Knafo, auprès d'intermédiaires, auprès de gens qui ont historiquement soutenu Reconquête!», a accusé l'ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, évoquant une «faute morale immense».

Sacrifice en vue de la présidentielle

Lors du débat organisé la veille sur BFMTV et Le Figaro TV avec la candidate LFI Sophia Chikirou et Rachida Dati, candidate de la droite et du centre soutenue par Macron, Emmanuel Grégoire avait déjà évoqué un arrangement avec Sarah Knafo au bénéfice de Rachida Dati, sans donner de précisions.

«L'extrême droite a choisi de se sacrifier à Paris à son profit au plan national (...) pour que vous puissiez lui rendre la même chose bientôt», en allusion à la présidentielle de 2027, avait-il déclaré.

«Compte tenu de la situation» internationale et économique, «que le président de la République ait du temps à perdre à s'occuper de ce type de sujet est un peu incongru au regard de la charge qui est la sienne», a ajouté jeudi Emmanuel Grégoire, accusant Macron de «porter une responsabilité immense dans l'effondrement moral et politique du pays».

Knafo s'en mêle

L'eurodéputée d'extrême droite Sarah Knafo, ex-candidate à l'élection municipale à Paris, a affirmé jeudi qu'Emmanuel Grégoire, tête de liste de la gauche unie hors LFI, «sombrait dans le complotisme» après l'accusation de ce dernier visant Emmanuel Macron, qui serait «intervenu» pour qu'elle se retire de la course à l'Hôtel de Ville.

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«Monsieur Grégoire, vous sortez d'un débat où vous vous êtes montré calamiteux. Alors vous paniquez et sombrez dans le complotisme. Emmanuel Macron n'arrive même plus à se faire respecter de ses propres alliés, mais il va avoir une influence sur ses opposants?», lui a-t-elle répondu sur X.

De son côté, Marine Le Pen, cheffe de file du Rassemblement national, a appelé jeudi à «faire barrage» à Emmanuel Grégoire au second tour des municipales à Paris, accusant la gauche d'avoir une «responsabilité» dans des scandales de violences contre des élèves dans le périscolaire.

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