Quelques jours après la polémique provoquée par une chronique de Julie Conti sur France Inter, l’humoriste suisse a annoncé son départ de la radio publique. Dans une vidéo publiée sur Instagram, elle dit assumer pleinement la blague visant Sophia Aram, qui avait suscité un vif tollé et entraîné des excuses publiques de Nagui.
Le 12 mars, dans La bande originale, Julie Conti avait consacré une chronique à la journée de lutte contre l’islamophobie. L’une de ses vannes, visant indirectement Sophia Aram, avait rapidement déclenché une controverse. L’humoriste et chroniqueuse avait réagi dans une lettre ouverte adressée à Nagui, publiée sur le site du «Point», dénonçant une mise en cause aux conséquences potentiellement graves. Quelques heures plus tard, l’animateur-producteur avait pris ses distances sur Instagram, affirmant ne pas cautionner cette blague.
Menaces de mort et de viol
Restée silencieuse jusque-là, Julie Conti a fini par réagir sur son propre compte Instagram. Sans citer directement Sophia Aram, «pour ne pas remettre une pièce dans la machine», elle a défendu sa chronique et assuré assumer «le retour de flamme sur cette blague». Elle dit avoir reçu, dans la foulée, insultes, menaces de mort et menaces de viol, tout en soulignant avoir aussi bénéficié d’un important soutien.
L’humoriste explique qu’elle ne souhaite pas renoncer aux sujets sensibles pour éviter les polémiques. Selon elle, ses chroniques partent d’abord d’un fond qu’elle juge important, avant d’y ajouter l’humour. Julie Conti affirme ainsi ne pas vouloir se tourner vers des thèmes plus consensuels, estimant que certains sujets de société méritent aussi d’être traités avec des blagues sur le service public.
Mais elle dit ne plus vouloir évoluer dans un cadre où elle devrait justifier ses vannes, ou voir d’autres le faire à sa place. C’est pour cette raison, explique-t-elle, qu’elle a choisi de quitter France Inter.