Un chef présumé a été arrêté
La justice française frappe un grand coup contre la DZ Mafia

Recherché depuis des années, Mehdi Laribi, fondateur présumé de la DZ Mafia, a été interpellé en Algérie le 31 juillet. Il est accusé de diriger des activités criminelles à Marseille et en France.
Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, à Paris le 22 juillet 2026
Photo: AFP
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AFP Agence France-Presse

Un chef présumé de l'organisation criminelle DZ Mafia, Mehdi Laribi, a été interpellé en Algérie fin juillet sur exécution d'un mandat d'arrêt français, ont indiqué mercredi des sources judiciaires confirmant une information de franceinfo.

Ce Franco-Algérien originaire de Marseille, fief de la DZ Mafia, a été interpellé le 31 juillet et placé sous contrôle judiciaire, a précisé à l'AFP une source judiciaire. Mehdi Laribi est considéré comme l'un des fondateurs de l'organisation qui contrôle le trafic de drogue à Marseille et dont les activités se sont étendues dans d'autres villes de France.

«Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée, a été interpellée en Algérie. Merci aux autorités algériennes pour cette avancée «, a salué le ministre de la Justice Gérald Darmanin sur X.

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En cavale depuis des années

«Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille», a-t-il ajouté. Mehdi Laribi était visé par un mandat d'arrêt émis dans le cadre de la vaste enquête baptisée «Octopus» conduite par la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

Les investigations menées avaient conduit à un important coup de filet dans le sud de la France en mars, impliquant quelque 900 gendarmes qui avaient interpellé une quarantaine de personnes, dont 26 ont été mises en examen. 

Un contexte diplomatique tendu

Parmi elles, plusieurs chefs présumés de la DZ Mafia, dont Amine Oualane et Gabriel Ory, déjà détenus à l'époque et soupçonnés de piloter leurs activités criminelles depuis leurs lieux de détention. Mehdi Laribi était lui en fuite depuis plusieurs années. L'Algérie n'extrade pas ses ressortissants, a rappelé une source judiciaire à l'AFP.

Dans un contexte diplomatique tendu entre la France et l'Algérie, Gérald Darmanin avait effectué en mai une visite à Alger souhaitant notamment évoquer la coopération entre les deux pays dans la lutte contre la DZ Mafia, nom en référence à «Djazair», l'Algérie. 

La justice française a formulé une dizaine de demandes d'entraide visant des dirigeants de la DZ Mafia qui se trouveraient de l'autre côté de la Méditerranée. Les activités de l'organisation criminelle, sans hiérarchie structurée selon des sources policières, se sont «diversifiées» au-delà du trafic de drogue, avec des extorsions de commerces par exemple.


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