Dix ans après les faits
Disneyland Paris a été condamné pour homicide involontaire

Un technicien de 45 ans, mort électrocuté en 2016 dans une attraction de Disneyland Paris, a conduit à la condamnation d'Euro Disney. Le tribunal de Meaux a infligé une amende de 225'000 euros.
Des visiteurs à Disneyland Paris à Marne-la-Vallée, le 17 juin 2021. (Image d'illustration)
Photo: KEYSTONE
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AFP Agence France-Presse

La société Euro Disney a été condamnée par le tribunal correctionnel de Meaux à une peine d'amende de 225'000 euros pour homicide involontaire, dix ans après le décès d'un technicien en intervention dans la Maison hantée de Disneyland Paris, a-t-on appris mercredi auprès du parquet, confirmant une information du Parisien.

Le technicien de 45 ans avait été électrocuté le 2 avril 2016 dans ce parc à thèmes à Chessy (Seine-et-Marne). Il devait y remplacer l'ampoule d'un projecteur de l'attraction Phantom Manor. A l'audience, le 7 juillet, le procureur de la République de Meaux Jean-Baptiste Bladier avait estimé que les manquements aux obligations de sécurité et de prudence étaient «totalement imputables à Euro Disney», a souligné Le Parisien.

«Ce jugement ne ramènera pas notre collègue»

En revanche, la société Bureau Veritas, chargée des contrôles réglementaires des installations électriques du parc, a été relaxée, selon le parquet. «Ce jugement ne ramènera pas notre collègue Olivier, mort en intervenant en urgence sur une attraction, mais on espère qu'il fera prendre conscience à la direction qu'elle fait prendre des risques à ses salariés, avec des équipes de maintenance en sous-effectif chronique», a réagi mercredi Antonio Ferreira, secrétaire général du syndicat Unsa Disneyland Paris, joint par l'AFP.

«Ce jugement dit une chose simple, le professionnalisme d'Olivier n'a jamais été en cause. Ce sont l'organisation du travail, le sous-effectif chronique et des conditions de travail dégradées qui, encore aujourd'hui, mettent en danger les salariés de la maintenance», avait écrit le syndicat dans un message sur X. Selon Unsa Disneyland Paris, les deux filles du salarié, parties civiles au procès, ont obtenu «un peu plus de 113.000 euros de dédommagement», dix ans après l'accident.

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