Une perquisition était en cours lundi au domicile gersois de Jérôme Barella, mis en cause dans le meurtre de Lyhanna, a appris l'AFP de source proche du dossier, confirmant une information de BFMTV. Une centaine de gendarmes participent à cette perquisition, a-t-on ajouté de même source.
La mort et le viol de Lyhanna, une collégienne de 11 ans disparue fin mai avant d'être retrouvée décédée le 4 juin dans le Gers, a soulevé une vague de colère et d'émotion dans le pays, une mission d'inspection concluant à des dysfonctionnements de la justice.
Visé par plusieurs signalements
Le principal suspect, Jérôme Barella, un intérimaire de 41 ans, n'avait jamais été interpellé ou convoqué malgré plusieurs plaintes et signalements pour des violences sexuelles sur d'autres mineurs. Il est actuellement incarcéré à la prison de Mont-de-Marsan, à l'isolement.
D'abord mis en examen pour «enlèvement et séquestration» dans le drame de Lyhanna, il est désormais poursuivi pour meurtre et viol sur mineure depuis que l'autopsie de la petite fille a déterminé qu'elle avait été violée. L'autopsie du corps de Lyhanna n'a toutefois pas permis de déterminer «avec certitude», selon le parquet d'Agen, la cause du décès de la fillette.
Jérôme Barella avait fait l'objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025 mais son casier judiciaire ne fait mention d'aucune condamnation. Un rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie a mis en évidence plusieurs «défaillances» et «pertes de temps» dans le traitement des plaintes précédentes, notamment celle de Rosa, déposée en août 2025, plus de neuf mois avant la mort de Lyhanna.