A six jours de son jugement
Marine Le Pen n'a «pas peur» de la décision

À six jours de son jugement en appel à Paris, Marine Le Pen affirme ne pas craindre une éventuelle inéligibilité. Condamnée en première instance, elle pourrait être empêchée de briguer une quatrième présidentielle.
Toute peine d'inéligibilité supérieure à deux ans empêcherait Marine Le Pen de se présenter à la présidentielle.
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AFP Agence France-Presse

A six jours de la décision de la cour d'appel de Paris, qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à l'élection présidentielle, Marine Le Pen a affirmé mercredi dans un entretien à LCI qu'elle n'a «pas peur» du jugement à venir. «Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées», a ajouté la cheffe de file du Rassemblement national, dans un extrait diffusé au journal de 20H00 de TF1.

Condamnée en première instance à cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate (pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens) Marine Le Pen saura le 7 juillet si cette sanction est confirmée en appel. Trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 100'000 euros ont également été requis à son encontre.

«Non, je n'ai pas peur»

Toute peine d'inéligibilité supérieure à deux ans l'empêcherait de se présenter à la présidentielle, auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti à cette élection.

«Ca ne dépend plus de moi», a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant sa sérénité. «Non, je n'ai pas peur. La peur est un sentiment qui ne m'est pas familier. Quand on mène un combat comme je l'ai mené, et comme je continue à le mener, et comme je continuerai quoi qu'il arrive à le mener, la peur n'a pas sa place», a déclaré celle qui a déjà promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella dans tous les cas de figure.

Pas de campagne avec un bracelet électronique

«Ce ne sera pas possible» de faire campagne avec un bracelet électronique, a tranché Marine Le Pen mercredi, dans l'hypothèse où la Cour d'appel de Paris rendrait une décision lui permettant de se présenter à l'élection présidentielle.

«Si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne», a déclaré la cheffe de file du Rassemblement national sur LCI, expliquant que «quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements et que ça n'est pas le cas si vous êtes porteur d'un bracelet électronique».

«S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible», a-t-elle ajouté, refusant de «dépendre d'un magistrat pour (l)'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont».

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