«Je me souviens si bien de ma grand-mère Lydia. C'était quelqu'un d'une grande bonté. Je l'aimais tellement», déclare Sacha, 20 ans. Sa mère Natalya Girard, 46 ans, acquiesce: «Elle était une étoile dans ma vie.» Les deux Ukrainiennes, établies en Suisse romande, sont assises dans un bureau du Service de recherches de la Croix-Rouge suisse (CRS) à Wabern (BE). Elles sont venues dire merci et partager leur histoire avec Mélanie Freymond, 48 ans, ambassadrice de la CRS. Ensemble, elles regardent une photo de Lydia, la mère de Natalya. La voix douce, cette dernière murmure: «Je suis tellement reconnaissante d'avoir pu entendre ma mère au téléphone. C'était un grand cadeau.»
Natalya vit en Suisse depuis 2006. Deux ans après son arrivée, cette ingénieure spécialiste en génie minier de formation s’est remariée avec un Suisse et a pris le nom de Girard. En 2010, sa mère Lydia et sa fille Sacha lui rendent visite. Sacha vivait alors chez ses grands-parents à Shakhtarsk, dans l'est de l'Ukraine, près de Donetsk. Elle ne repartira pas; elle reste auprès de sa mère. En 2014, le conflit avec la Russie éclate.
Un appel sous les bombes
En 2015 et 2017, Natalya et Sacha retournent voir leurs proches en Ukraine. «À l'époque, nous ne savions pas que nous ne nous reverrions plus jamais», dit Natalya. Ensuite, seuls des contacts sporadiques par téléphone et Skype subsistent, de plus en plus rares à mesure que les bombardements s'intensifient. «Vous vous faisiez certainement beaucoup de souci», dit Mélanie Freymond. Natalya hoche la tête: «Et c'était de pire en pire.» En mars 2022, peu après l'escalade du conflit, le contact est totalement rompu. Lydia a alors 83 ans. «La séparation nous pesait énormément, à Sacha et à moi. Nous ne savions pas si ma mère était encore en vie. J'étais complètement désespérée.»
Un centre de conseil lui parle alors d'un service gratuit d'aide à la recherche de personnes disparues, celui de la CRS. Natalya s'inscrit et remplit une demande de recherche. Des collaborateurs du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) retrouvent Lydia et lui rendent visite à Shakhtarsk. Ils lui remettent une carte téléphonique pour appeler gratuitement.
La Croix-Rouge suisse (CRS) s’engage dans une trentaine de pays dans les domaines de la promotion de la santé, de la prévention de catastrophes et de
l’aide d’urgence.
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Le 27 janvier 2023, le téléphone de Natalya sonne à Neuchâtel. C'est sa mère. «Je suis toujours dans la maison, je vais bien», dit Lydia. «Vous me manquez énormément. Comment allez-vous?» Les deux femmes ont tant à se dire. Après quelques minutes, la ligne est coupée. Mélanie Freymond écoute en silence. «Ça a dû être terrible», dit-elle. Natalya se passe la main dans les cheveux: «Entendre sa voix m'a fait un bien immense.»
C'était l'une de leurs dernières conversations. Lydia est décédée en septembre 2023. «Ses mots m'accompagneront toute ma vie», dit Natalya.
Le Service de recherches de la Croix-Rouge suisse aide à retrouver des proches disparus, partout dans le monde. Il est ouvert à toute personne résidant en Suisse qui recherche un membre de sa famille ou quelqu'un qui lui est cher. «Les données personnelles sont traitées de manière strictement confidentielle», assure Nicole Windlin (image), responsable du service. Son équipe collabore avec le CICR et les 190 services de recherches d'autres sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La personne recherchée est toujours consultée avant tout contact. Actuellement, environ 550 familles sont accompagnées dans leurs démarches. «Il y a eu des confirmations de captivité de guerre. Mais la plupart des familles dont des proches ont disparu en Ukraine attendent encore des nouvelles.»
Le Service de recherches de la Croix-Rouge suisse aide à retrouver des proches disparus, partout dans le monde. Il est ouvert à toute personne résidant en Suisse qui recherche un membre de sa famille ou quelqu'un qui lui est cher. «Les données personnelles sont traitées de manière strictement confidentielle», assure Nicole Windlin (image), responsable du service. Son équipe collabore avec le CICR et les 190 services de recherches d'autres sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. La personne recherchée est toujours consultée avant tout contact. Actuellement, environ 550 familles sont accompagnées dans leurs démarches. «Il y a eu des confirmations de captivité de guerre. Mais la plupart des familles dont des proches ont disparu en Ukraine attendent encore des nouvelles.»
Cet article a été réalisé par le Ringier Brand Studio à la demande d'un client. Les contenus ont été préparés de manière rédactionnelle et répondent aux exigences de qualité de Ringier.
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