Le groupe Swatch a publié mardi un bénéfice net très en deçà des attentes pour le premier semestre mais espère «une amélioration significative de la profitabilité au second semestre» grâce à l'accélération de ses ventes observée depuis mai.
Pour la période allant de janvier à juin, l'horloger suisse a fait état d'un bénéfice net de 16 millions de francs suisses (17 millions d'euros), en repli de 5,8% par rapport au premier semestre l'an passé mais a dévoilé un chiffre d'affaires meilleur qu'attendu, en hausse de 2% à 3,1 milliards de francs, a-t-il indiqué dans un communiqué.
Hors effets de change, ses ventes se sont accrues de 8,5%, a-t-il précisé. Par comparaison, les analystes interrogés par l'agence suisse AWP s'attendaient en moyenne à 95 millions de bénéfice pour 3 milliards de francs de chiffre d'affaires.
«Dynamique robuste»
Le groupe, propriétaire de plusieurs marques horlogères (dont Tissot, Longines et Omega) mais qui vend aussi des composants horlogers, comme des cadrans ou des aiguilles, a attribué ce repli de son bénéfice à ses activités de production, mais a souligné la «dynamique robuste» des ventes de ses marques de montres sur «tous les segments de prix». «L'accélération observée en mai et juin, confirmée en juillet, permet une meilleure utilisation des capacités de production et va amener une amélioration significative de la profitabilité au second semestre», a-t-il affirmé dans le communiqué.
En mai, sa marque Swatch a fait beaucoup parler d'elle avec son modèle Royal Pop, une montre issue d'un partenariat avec la prestigieuse marque Audemars Piguet, donnant lieu à de longues files d'attente devant ses boutiques au point même de nécessiter l'intervention de la police pour dissiper la foule devant une vingtaine de magasins.
Durant le semestre, ses ventes de montres et bijoux ont grimpé de 27% aux Etats-Unis, a détaillé le groupe. En Chine, Hong-Kong et Macao, un marché clé pour le groupe suisse, ses ventes ont progressé de 9% dans ses propres boutiques. Les commandes de réapprovisionnement des détaillants tiers «sont en revanche restées modestes», a-t-il précisé.