Une relation encore renforcée
Wendy Holdener profite de moments précieux avec sa maman

Wendy Holdener dévoile comment elle aime passer une journée de congé avec sa maman Daniela, pourquoi elle est si profondément attachée à Ybrig et quels sont ses rêves pour l'avenir.
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Daniela et Wendy Holdener entretiennent une relation très étroite.
Photo: Linda Käsbohrer
Andrea Butorin, GlücksPost
Glückspost

Le jour de notre rencontre, quelques jours avant la grande vague de chaleur, le lac de Sihl scintille sous le soleil de l'après-midi. Wendy Holdener gonfle son paddle, tandis que sa mère, Daniela, enfile sa combinaison. Une fois l'embarcation mise à l'eau, Daniela prend place à l'avant et Wendy se met à pagayer debout. «On préfère éviter de tomber à l'eau, le lac est encore un peu frais», glisse la skieuse en riant.

Après une séance d'entraînement matinale à Macolin, Wendy Holdener a pu rentrer quelques heures chez elle, à Unteriberg, dans le canton de Schwyz. C'est ici qu'elle est née, qu'elle a grandi et qu'elle vit à nouveau depuis l'an dernier, dans un appartement construit une dizaine de mètres au-dessus de la maison de ses parents, Daniela et Martin Holdener. «J'ai réalisé un rêve, car c'est ici que sont mes racines», confie-t-elle.

Autrefois, mère et fille passaient régulièrement leurs après-midi au bord du lac de Sihl, entre stand-up paddle et lecture. Ces moments sont devenus plus rares, Wendy ne passant guère plus de quatre jours par mois à la maison. «En revanche, nous profitons pleinement du temps que nous avons ensemble lorsqu'elle est là», raconte Daniela. «Il lui arrive de m'appeler en rentrant et, spontanément, nous allons boire un café ou nous détendre dans son jacuzzi.» Sa fille ajoute en souriant: «On peut rester une heure dans l'eau à se raconter tout ce qui s'est passé depuis la dernière fois.»

«J'ai mille souvenirs de Kevin»

En arrivant dans sa région natale, impossible d'échapper à Wendy Holdener. Son domaine skiable de Hoch-Ybrig utilise son image sur d'immenses affiches publicitaires et, dans le village, des banderoles à son effigie jalonnent les rues.

Au volant, Wendy traverse Unteriberg avec sa mère en direction de Hochgrütsch. À chaque instant, elle salue un habitant d'un geste de la main ou d'un simple «Hoi!». «Ici, je suis simplement Wendy. Personne ne me regarde de travers», explique-t-elle.

Elle s'arrête ensuite près d'un banc panoramique dominant le village. Face à l'Ibergeregg et au Schijen, elle désigne la maison où elle et ses frères, Steve et Kevin, sont nés avant que la famille ne déménage dans la maison construite par leur père.

Chez les Holdener, le ski est une véritable passion familiale. Martin a lui-même pratiqué la compétition. Steve, désormais installé à Hong Kong avec son épouse Polly et leur fille Sophia, âgée de cinq mois, continue de skier pour le plaisir.

Kevin, lui, possédait le même talent et la même passion que sa sœur. Mais un cancer diagnostiqué en 2011 a brisé ses rêves de carrière. Il est alors devenu le manager de Wendy et l'a accompagnée aux quatre coins du monde. En février 2024, il a finalement succombé à la maladie. Il repose aujourd'hui au cimetière d'Unteriberg.

«Kevin est toujours avec moi. J'ai mille souvenirs de lui», confie Wendy Holdener. Elle revient d'ailleurs sur leur relation dans le documentaire Wendy Holdener et son frère Kevin – Liés au-delà de la mort.

Au cours de la dernière saison, elle s'est davantage tournée vers son frère Steve. «Depuis que Kevin n'est plus là, notre relation s'est encore renforcée.» Sa mère appelle également plus souvent Hong Kong. Elle évite en revanche, de déranger Wendy pendant les compétitions. «Mais j'ai l'impression que depuis la mort de Kevin, elle prend davantage de nos nouvelles.»

Une vie entre deux foyers

La carrière de Wendy Holdener reste une véritable affaire de famille. «Mes parents s'occupent notamment de mon courrier de fans et sont toujours présents lorsque j'ai besoin d'eux.» Son père est aujourd'hui à la retraite, tandis que sa mère travaille encore à temps partiel comme cuisinière dans l'établissement médico-social d'Unteriberg.

Son compagnon, Remy Allemann, constitue lui aussi un soutien précieux. «Son avis compte énormément pour moi. Avec lui, je me sens bien et je me sens chez moi», explique-t-elle. Leur relation est publique depuis cinq ans. À l'époque, elle avait écrit sur Instagram: «Je n'ai rien cherché, j'ai tout trouvé.»

Pour l'instant, Wendy partage son temps entre Unteriberg et son appartement. Tant que sa carrière sportive se poursuivra, ce rythme lui convient. Elle décidera plus tard où elle s'installera définitivement.

Le rêve de fonder une famille

«J'aimerais avoir des enfants un jour. Mais je ne suis pas encore prête», explique-t-elle en évoquant son après-carrière. Elle rêve également de voyager librement, sans planning d'entraînement ni calcul permanent de son apport en protéines. Mais ce moment n'est pas encore venu. «Je suis très motivée pour la saison prochaine!»

En traversant son ancien village scolaire, Wendy s'arrête devant la cour de son école. «J'aime venir ici pour m'entraîner à monter les escaliers.»

Cela fait désormais dix-sept ans, soit près de la moitié de sa vie, qu'elle évolue au plus haut niveau. C'est lorsqu'elle était en troisième qu'elle a disputé ses premières courses FIS. «Tant que mes résultats scolaires étaient bons, j'avais le droit de manquer quelques jours de cours», se souvient-elle avec reconnaissance.

Son palmarès parle pour elle: cinq médailles olympiques (une en or, deux en argent et deux en bronze) ainsi que neuf médailles mondiales. La saison dernière, notamment lors des Jeux olympiques d'hiver 2026, elle n'a toutefois pas atteint les objectifs qu'elle s'était fixés. Les Championnats du monde, organisés en février prochain à Crans-Montana, constituent désormais sa grande priorité.

Sa mère assiste régulièrement aux compétitions, en compagnie de son mari ou d'une amie. Grâce à ses enfants, elle découvre le monde: en septembre, elle rendra visite à Steve à Hong Kong avant de rejoindre Levi, en Finlande, où Wendy lancera sa saison de slalom.

Sa journée idéale à Unteriberg

Fin août, Wendy Holdener s'envolera pour l'Amérique du Sud afin d'entamer sa préparation. D'ici là, elle profite pleinement de l'été chez elle, entre entraînements, moments passés avec ses proches et baignades rafraîchissantes.

Elle ne s'est accordé que deux escapades cet été, dont le mariage de ses amis skieurs Michelle Gisin et Luca De Aliprandini au bord du lac de Garde.

Sa journée idéale à Unteriberg? «Je commence par dormir sans réveil.» Un petit entraînement est généralement au programme avant de profiter pleinement du reste de la journée. «Ensuite, je suis souvent invitée chez ma maman, chez une tante ou chez une amie.» Parmi ses proches figurent encore six anciennes camarades de classe. Lorsqu'elle reste seule, elle aime regarder Netflix ou lire. En ce moment, elle alterne un livre consacré à l'alimentation sans sucre et la série Again de l'auteure Mona Kasten.

Et son moment préféré? «En hiver, nous faisons du ski de randonnée. En été, nous prenons nos vélos pour rejoindre un endroit secret où nous admirons le coucher de soleil autour d'un pique-nique.»

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