«Ne jamais dire jamais»
Marco Odermatt prépare déjà son après-carrière

Entre titres et investissements, Marco Odermatt prépare déjà son après-carrière. Le Nidwaldien multiplie les projets et ne se ferme pas la porte à Stöckli.
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Marco Odermatt revient sur sa saison lors d’un événement organisé par son équipementier Stöckli.
Photo: Nico Ilic/freshfocus
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Benjamin Gwerder

Lorsque Marco Odermatt revient vendredi sur sa saison dans la manufacture Stöckli à Malters, il n’est pas seulement question de globes de cristal et de chronos. Le Nidwaldien évoque aussi son avenir, qui pourrait largement dépasser le cadre du ski.

Car le skieur de 28 ans a depuis longtemps démontré son intérêt pour les activités entrepreneuriales. Dernier exemple en date: son entrée au capital de la start-up de soins obwaldienne Gaisbock, derrière laquelle figure notamment Ramon Riebli, le frère du fondeur Janik Riebli, qui a récemment échoué de peu au pied du podium aux Jeux olympiques.

Qu’un Nidwaldien investisse dans une entreprise obwaldienne fait sourire Odermatt. «Ça passe tout juste», glisse-t-il. Avant d’ajouter, sur le ton de la plaisanterie, qu’à terme, «il faudra peut-être envisager un site dans le canton de Nidwald».

Un investissement chez Stöckli reste envisageable

Après sa carrière sur les skis, Odermatt ne se limitera pas aux produits de soins. Il est déjà engagé depuis un certain temps auprès du fabricant suisse de vêtements de sportX-Bionic X-Bionic. Son implication reste volontairement mesurée. «Cela reste très raisonnable», explique-t-il. Ces projets avancent en parallèle de sa carrière, sans générer de pression supplémentaire. «Un jour, j’aurai plus de temps, et il est utile d’avoir déjà acquis de l’expérience.»

La question se pose alors naturellement: qu’en est-il d’un éventuel investissement chez son équipementier Stöckli? Le CEO Marc Gläser précise: «Nous avons déjà abordé le sujet. Nous sommes ouverts, il l’est aussi». Avant de nuancer: «C’est une opération bien plus complexe qu’un investissement dans une start-up».

«Ne jamais dire jamais»

Le calendrier serait déterminant. Une entrée au capital pendant la carrière de skieur professionnel d'Odermatt serait délicate, car «s’il investit, il devrait s’inscrire dans la durée avec nous. Sinon, cela n’aurait aucun sens», explique Gläser. Une telle décision engagerait donc aussi le Nidwaldien sur le plan sportif.

Un risque que les deux parties ne souhaitent pas prendre à ce stade. Le quintuple vainqueur du classement général se montre donc prudent. «Ne jamais dire jamais. Mais pour le moment, la situation me convient», déclare-t-il devant les journalistes.

De son côté, le CEO de Stöckli renvoie la discussion à plus tard: «Dans quatre ans, la situation pourra être réévaluée». Et d’ajouter: «Je peux tout à fait imaginer que Marco rejoigne un jour le conseil d’administration de Stöckli».

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