Or: Marco Odermatt
«Bien que la concurrence soit très forte, c'est 'Odi' qui remportera cette médaille d'or. Tout simplement parce que Marco est le plus mûr et, depuis trois ans, le meilleur descendeur du monde. Bien sûr, il n'a encore jamais gagné la descente de Bormio, mais il a terminé deux fois deuxième. Et en ce moment, il est particulièrement en forme.»
Argent: Franjo von Allmen
«En principe, je trouve Franjo encore plus fort que Marco. Le champion du monde de descente a une pulsion forte. La raison pour laquelle je ne l'ai malgré tout pas mis en or: avec lui, le risque d'en faire trop est particulièrement grand. Hormis à Crans-Montana, il n'a pas terminé une descente cet hiver sans avoir commis une grosse faute. Et lors de l'entraînement final, il est à nouveau passé assez proche d'une chute. Odermatt skie de manière beaucoup plus stable.»
Bronze: Florian Schieder
«Quand on pose la question de l'Italien le plus fort, beaucoup répondent Giovanni Franzoni. Mais je suppose que celui-ci ne skiera pas avec autant d'insouciance que lors de son triomphe en descente à Kitzbühel et de sa victoire en super-G à Wengen. La pression qui pèse sur les épaules de Franzoni avant ces Jeux olympiques dans son pays est grande. C'est pourquoi je considère que son compatriote, Florian Schieder, a l'avantage. À Bormio, un descendeur doit toujours skier un peu sur le fil. Et Schieder maîtrise cela à la perfection. De plus, dans l'ombre de ses coéquipiers Franzoni et Paris, il peut attaquer sans une grande pression liée aux attentes.»
Les outsiders les plus dangereux
Alexis Monney: «Le Fribourgeois a prouvé que cette piste lui convenait particulièrement bien en remportant la Stelvio en décembre 2024. Mais contrairement à cette semaine, la piste était fortement verglacée, ce qui convient parfaitement à son style de ski. Lors de l'entraînement final, il a certes été annoncé que la piste serait un peu plus agitée. Cela lui permettra peut-être de gagner encore un ou deux dixièmes. Mais une vraie piste de glace comme il l'aime, Alexis ne l'aura pas.»
Dominik Paris: «Comme le roi du Tyrol du Sud a gagné six fois la descente de la Coupe du monde sur la Stelvio, il fait logiquement partie des favoris aussi. Si l'on voit ce parcours en trois parties, on peut clairement voir que Domme est généralement très rapide dans les parties supérieure et inférieure. Mais dans la partie centrale, qui comprend les virages les plus difficiles techniquement, il a rarement pu rivaliser avec les plus rapides ces dernières années. C'est pourquoi je le vois juste à côté du podium pour cette descente olympique.»
Vincent Kriechmayr: «À mes yeux, le double champion du monde de 2021 est le seul Autrichien qui pourrait jouer un bon rôle sur cette descente. Du point de vue de ses capacités, il a tout ce qu'il faut pour se classer parmi les meilleurs: c'est un super starter, il peut rivaliser avec les meilleurs sur le plan technique et c'est aussi un bon glisseur. Mais il n'a que trop rarement pu capitaliser sur ces qualités grandioses au cours des deux dernières années.»