L’humour, c’est quand on arrive à rire de tout, y compris de soi-même. Et Mélanie Meillard en donne une belle illustration. Lorsque Blick lui demande, après sa septième place dans le slalom olympique de Cortina, s’il s’agit de sa meilleure performance de l’hiver, la Valaisanne de 28 ans répond du tac au tac: «Ce n’était pas très difficile non plus!» Rires.
Une chose saute alors aux yeux: le sourire et le rayonnement qui la caractérisent sont enfin de retour. «J’ai montré que je pouvais encore skier.»
Pendant des mois pourtant, Mélanie Meillard a fait désespérer beaucoup de monde: ses entraîneurs, les experts, ses équipementiers — et elle-même. Dès l’automne, rien ne fonctionnait. Pourquoi? Personne ne le savait vraiment. Elle sortait pourtant d’un hiver solide, son genou ne lui causait pas plus de problèmes que d’habitude et son matériel lui convenait.
Mais en huit slaloms disputés, elle n’a jamais fait mieux qu’une 12e place. Trop peu pour une skieuse dotée d’un tel sens du ski. «Je dois simplement continuer», répétait-elle inlassablement.
Et elle n’a pas abandonné. Swiss-Ski l’a sélectionnée malgré le fait qu’elle ne remplissait que partiellement les critères. Swiss Olympic a donné son feu vert.
Enfin à l'arrivée dans un grand rendez-vous
Le déclic est-il enfin là? Après trois abandons lors des championnats du monde (2017, 2021, 2025), Mélanie Meillard a pour la première fois rallié l’arrivée lors d’un grand rendez-vous. «Enfin! Ça m’a fait du bien.»
Dimanche, place désormais au slalom d’Åre. Une piste qui n’est pas trop raide — et qui lui convient plutôt bien. Peut-être que cet hiver compliqué connaîtra finalement une fin heureuse.
Bientôt tata
Une chose est sûre: ces dernières semaines, son frère Loïc Meillard (29 ans) lui a donné de l’élan. Aux Jeux olympiques, il a collectionné les médailles: l’or en slalom, l’argent dans le combiné par équipes et le bronze en géant. «J’étais tellement heureuse pour lui. On s’écrit toujours avant et après les courses.»
Une autre nouvelle la réjouit particulièrement: cet été, Loïc deviendra père pour la première fois. Mélanie sera donc tata. «C’est génial. J’adore les bébés. S’il a besoin de moi pour garder l’enfant, je le ferai volontiers», dit-elle en riant.
Déjà tournée vers l’avenir
Et la suite? Les championnats du monde 2027 à Crans-Montana se profilent déjà comme un rendez-vous incontournable pour la skieuse d’Hérémence. Les Jeux olympiques de 2030 dans les Alpes françaises ne sont pas très loin non plus.
«Si possible, j’aimerais aussi être encore là à ce moment-là. La famille, les amis, le fan club — tout le monde pourrait venir. Et qui sait: peut-être que mon frère et moi serons plus proches qu’aux derniers Jeux olympiques.»