Tristesse pour le Fribourgeois
Au bord des larmes, Alexis Monney «a de la peine à se réjouir pour Franjo»

Le Fribourgeois Alexis Monney repart de ces Jeux de Milan-Cortina sans médaille autour du cou. Il a terminé à la 10e place du super-G olympique et était forcément déçu.
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Alexis Monney était déçu de ses Jeux olympiques.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias DavetJournaliste Blick

«Désolé.» Avant de craquer et de voir ses larmes couler, Alexis Monney préfère interrompre son interview devant les journalistes romands. Le Fribourgeois n'a aucune explication à ce qui vient d'arriver. Troisième du dernier super-G à Bormio en 2024, vainqueur en descente la même année sur cette même Stelvio, il rentre des Jeux olympiques sans médaille autour du cou. Autant dire que ceux-ci sont ratés pour le skieur des Paccots. La breloque était possible en combiné, après la deuxième place en descente, mais son binôme Daniel Yule a raté sa manche de slalom.

«Mon ski était un peu trop gentil et rond aujourd'hui, tente-t-il d'analyser après sa dernière sortie dans le nord de l'Italie. J'ai mal interprété le parcours à la reconnaissance.» Selon son ressenti du matin, il pensait que la neige allait être plus dure qu'elle ne l'a réellement été. «J'ai dû trop souvent mettre des travers et c'est l'expérience qui rentre.»

À la question de savoir s'il y a ressenti trop de pression, Alexis Monney est assez clair: «Non, je ne pense pas.» Par contre, il restera un goût amer de ces Jeux pour le skieur de 26 ans. «Pour l'instant, à part la déception, je n'en retiens pas grand-chose, souffle-t-il. Je suis un peu déçu, mais c'est la vie.» Malgré ce revers, la saison du Fribourgeois n'est pas finie et il va devoir rapidement mettre ceci derrière lui, puisque le 27 février, la Coupe du monde reprend ses droits avec la descente à Soldeu, en Andorre. Il faudra tourner la page.

«FvA» dans l'histoire

Alors que dans les rangs du natif de Châtel-Saint-Denis, c'est la soupe à la grimace, Franjo von Allmen exultait. Le Bernois est entré dans l'histoire en devenant le troisième skieur, après Toni Sailer (en 1956 à Cortina) et Jean-Claude Killy (en 1968 à Grenoble) à décrocher trois médailles d'or en ski alpin lors d'une seule édition des Jeux olympiques.

«Pour l'instant, j'ai un peu de la peine à me réjouir pour lui car je suis déçu de ma performance et de mes JO, avoue Alexis Monney. Mais je pense que je serai content pour lui plus tard.» À voir si, dans la soirée, il voudra quand même fêter les deux médailles de la Suisse, puisque Marco Odermatt a aussi décroché une médaille (3e).

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