Loïc Meillard est décidément chez lui à Hafjell. Le Valaisan d'origine neuchâteloise y affiche une constance impressionnante: en quatre courses disputées dans la station norvégienne, il est monté… quatre fois sur le podium. L’hiver dernier, il avait même réussi le doublé slalom géant–slalom en l’espace de vingt-quatre heures. Cette fois, il doit se contenter de deux deuxièmes places.
En slalom, tout semblait pourtant lui sourire à mi-parcours. Avec huit dixièmes d’avance, Loïc Meillard était idéalement placé pour s’imposer. Mais il n’a rien pu faire face à la démonstration de Timon Haugan lors de la seconde manche. «Je suis déçu, parce que je n’ai pas montré mon meilleur ski», confie-t-il au micro de la télévision suisse. Lui qui rêvait de conclure la saison sur une course parfaite doit se contenter d’un nouveau podium — le quatrième en slalom cet hiver, avec un détail frustrant: trois deuxièmes places et une troisième.
«Pas de victoire, sauf aux Jeux olympiques», résume-t-il avec lucidité. Avant de rappeler l’essentiel: «J’ai gagné la course la plus importante de l’hiver.» Mais ce manque de succès en Coupe du monde, combiné à une certaine irrégularité, l’a empêché de jouer le petit globe, finalement remporté par Atle Lie McGrath.
Trouver le bon équilibre
Autre statistique marquante: Loïc Meillard est sorti à quatre reprises en slalom cet hiver — une première depuis la saison 2018/2019. «À chaque fois que je suis sorti, j’allais vite», analyse-t-il. La vitesse est donc bien là, tout comme le niveau. Mais il reconnaît lui-même avoir parfois flirté avec la limite: «J’étais presque un peu dépassé par la vitesse. Je dois contrôler ça.» Un axe de travail clair pour l’été à venir.
Un printemps pas comme les autres
Mais avant de replonger dans la préparation, un autre grand moment l’attend. Cet été, Loïc Meillard et sa compagne Zoé Chastan s’apprêtent à accueillir leur premier enfant.
«Fonder une famille, c’est magnifique», sourit le champion olympique, déjà impatient de découvrir cette nouvelle aventure. «Je pense qu’il y aura de très belles émotions.»
La chambre du bébé est déjà à moitié prête, même si les déplacements compliquent un peu les choses. Quant au sexe de l’enfant, le suspense reste total: «C’est une surprise… Je le connais, mais je suis le seul.»