Cette fois, pas d'erreur!
Wendy Holdener a-t-elle trouvé son nouvel entraîneur?

Wendy Holdener a besoin d'un nouvel entraîneur - et Christian «Chrigel» Brill est le grand favori. La décision pourrait tomber bientôt. Camille Rast, elle, était forcément déçue de son dimanche suédois, contrairement à l'intouchable Mikaela Shiffrin.
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Une délivrance après la frustration des Jeux olympiques : Wendy Holdener monte sur le podium du slalom d'Are. Troisième place.
Photo: Getty Images
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Mathias Germann

La recherche s’accélère — et pas à petit pas! Wendy Holdener a besoin d’un nouvel entraîneur, et une décision pourrait tomber dès la semaine prochaine ou celle d’après.

Rien n’est encore officiel. Mais selon les informations de Blick, tout indique que Christian «Chrigel» Brill tient la corde. Ce Bernois de l’Oberland a lui-même été skieur. Après un apprentissage de menuisier, il s’est rapidement tourné vers une formation d’entraîneur et travaille depuis des années pour Swiss-Ski.

Il connaît Wendy Holdener parfaitement. Par le passé, il a été son préparateur physique et l’a aussi conseillée à plusieurs reprises sur le plan technique — sans jamais occuper le rôle d’entraîneur principal.

Presque tout plaide en sa faveur. Et comme s’il fallait encore renforcer son dossier, Christian Brill a livré une nouvelle démonstration convaincante lors du slalom d’Åre.

Une manche tracée sur mesure

Le contexte: lors de la deuxième manche, Wendy Holdener remonte de la quatrième à la troisième place et décroche ainsi son deuxième podium de l’hiver. C’est Christian Brill qui a tracé la manche — exactement au goût de la Schwytzoise de 32 ans: avec des changements de rythme, des distances de portes variées et sans pièges excessifs.

«J’étais propre dans la ligne et j’ai bien négocié les passages clés», se réjouit Wendy Holdener au micro de la télévision suisse.

Camille Rast piégée par la recherche de perfection

Pour Camille Rast (26 ans), pourtant la meilleure slalomeuse suisse sur le papier, la course convenait moins bien. Mais avec son tracé, Christian Brill ne s’exposait à aucune critique.

Camille Rast n’était que neuvième à mi-course. Il était donc logique de privilégier les qualités de Wendy Holdener. La Valaisanne, elle aussi à la recherche d’un nouvel entraîneur, termine finalement dixième. «J’ai voulu skier trop parfaitement et je n’ai pas trouvé la clé sur cette piste», explique-t-elle.

Mikaela Shiffrin toujours intouchable

Quand Wendy Holdener franchit la ligne d’arrivée, le feu passe au vert: meilleur temps provisoire. Christian Brill serre le poing, Wendy Holdener exulte et met le feu au public suédois. «Ce podium signifie beaucoup pour moi. Je savais que je devais skier vite. Katharina, Emma et Mikaela aiment aussi ce genre de pistes salées.»

Par Katharina, elle parle de Katharina Truppe, finalement quatrième. Emma désigne Emma Aicher, qui conserve sa deuxième place. Et Mikaela? La star américaine Mikaela Shiffrin, bien sûr, qui s’offre sa 109e victoire en Coupe du monde.

Cet hiver, la meilleure skieuse de tous les temps domine encore outrageusement la discipline: neuf victoires en dix slaloms, Jeux olympiques compris. Elle n’a terminé qu’une seule fois deuxième.

«Et pourtant j’étais fatiguée toute la journée», sourit-elle. «Après la première manche, j’ai fait une sieste de 15 minutes, puis encore 20 minutes après la reconnaissance de la seconde.»

Wendy Holdener tournée vers la fin de saison

Revenons à Webdy Holdener. La Schwytzoise semble avoir digéré sa grande déception des Jeux olympiques et cette cruelle quatrième place en slalom.

«Ce matin, je ne me sentais pas bien. C’était dur, pour des raisons personnelles», confie-t-elle. Sur la piste pourtant, rien n’en transparaît.

«Après Cortina, je n’avais presque plus envie de skier pendant dix jours. Mais les entraîneurs ont fait un super travail. La joie et l’énergie sont revenues.» Et la suite? Il reste encore la finale de la Coupe du monde. Puis peut-être un nouveau duo: Wendy Holdener–Christian Brill.

Une chose est certaine: dans les dernières années de sa carrière, ni Webdy Holdener ni Swiss-Ski ne peuvent se permettre une erreur de casting. L’hiver 2020/21 l’a rappelé, lorsque Klaus Mayrhofer avait dû partir après seulement quelques mois. L’alchimie n’avait jamais fonctionné.

Avec Christian Brill, ce risque serait minime. Il connaît Wendy Holdener — et elle le connaît. Difficile d’imaginer de meilleures conditions.


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