Blick revient sur la saison de ski
Des triomphes aux déceptions, les Suisses ont vibré pour le cirque blanc cet hiver!

Le cirque blanc version 2021-2022 a apporté à la Suisse des globes de cristal, des médailles d'or et des victoires sensationnelles. Mais il y a aussi eu quelques larmes et des déceptions. Blick revient sur la saison en décernant quelques prix.
Publié: 25.03.2022 à 06:11 heures
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Les meilleures actrices principales: Corinne Suter, ...
Marcel W. Perren et Mathias Germann

Les principales courses de ski de l’hiver 2021/22 font désormais partie de l’histoire. Des mois frisquets mais remplis d’émotions et de moments forts sont derrière nous. Quels souvenirs resteront gravés dans nos mémoires? Blick revient sur les performances des athlètes suisses et décerne quelques titres à celles et ceux qui nous ont faits le plus vibrer. Nous revenons aussi sur les déceptions qui ont ponctué l’hiver.

Les meilleures actrices principales

Michelle Gisin, Corinne Suter et Lara Gut-Behrami: elles ont toutes fait un carton à Pékin et sont rentrées chez elles avec une médaille d’or chacune. Et ce, alors que les conditions n’étaient pas optimales. Michelle Gisin a souffert de la mononucléose durant l’été, Corinne Suter a fait une grave chute à l’entraînement et Lara Gut-Behrami a été souvent et longtemps malade. Pourtant, toutes trois ont su donner le change au meilleur moment.

Le meilleur acteur principal

Sur les 25 courses de Coupe du monde cet hiver que Marco Odermatt a disputées, le Nidwaldien de 24 ans est monté seize fois sur le podium et a gagné sept fois. Le skieur de Buochs est ainsi devenu le premier Suisse depuis Carlo Janka à remporter le grand globe du classement général de Coupe du monde ainsi que le petit cristal pour le plus grand nombre de points au classement du slalom géant. Après cette saison de gala, Marco Odermatt n’a qu’un seul problème: «Après cette série de succès, la plupart des gens n’attendront de moi que des victoires. Il faudra gérer la pression des attentes lors des saisons prochaines», explique-t-il clairvoyant.

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La meilleure réaction

Les Jeux olympiques de Pékin ont été une énorme déception pour Niels Hintermann. Le Zurichois, qui a fêté ses premiers podiums en Coupe du monde de descente en décembre à Val Gardena et à Bormio, n’a pas pu faire mieux que 16e dans la discipline reine à Pékin. Mais le poids lourd de 98 kilos s’est bien rattrapé par la suite et a brillé en mars lors de la double descente de Kvitfjell en se classant premier et troisième.

La star montante

Le Covid, puis une contusion au genou, ont forcé Camille Rast à s’arrêter quelque temps. Cette spécialiste du slalom géant a néanmoins réalisé une saison solide, terminant quatre fois dans le top 10 et se classant 7e aux Jeux olympiques. La skieuse de 22 ans s’est montrée très stable et n’a jamais hésité à attaquer. Il faudra indéniablement compter sur elle pour les prochaines saisons.

La séquence émotion

Après avoir résisté à la gigantesque pression de la descente olympique, Beat Feuz a été saisi d’une grande émotion après sa descente couverte d’or. Face à sa compagne Katrin et ses deux filles Clea et Luisa, l’Emmentalois a relâché la pression en versant des larmes de gratitude. «Je dois tellement à Katrin. Parce qu’elle gère si brillamment le quotidien à la maison avec les jeunes enfants, ce qui me permet de me concentrer sur mes courses.»

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Les meilleures histoires

Après sa victoire olympique en combiné à Pékin, Michelle Gisin s’est confiée au sujet de Marco Odermatt, qui avait remporté l’or en slalom géant et avait fêté cela dignement au village olympique. «Marco portait encore sa tenue de course et avait sa médaille d’or du slalom géant autour du cou. Nous avons commencé à discuter de la descente à une heure du matin. Il était ivre et moi morte de fatigue, c’était vraiment drôle.» Marco Odermatt lui-même a d’ailleurs récemment déclaré à Blick: «Ma célébration de la médaille était loin d’être une cuite. Mais je suis certain que les déclarations de Michelle étaient bienveillantes.»

Les meilleurs seconds rôles

Alors que son grand frère Mauro n’a pas participé à une seule course cet hiver en raison des vilaines séquelles d’une commotion cérébrale subie en janvier 2021, Gino Caviezel a réalisé de très bonnes performances, surtout en fin de saison. Point d’orgue: lors de la finale de Courchevel, le skieur de 29 ans est monté pour la première fois sur le podium du super-G en se classant troisième. L’évolution de Stefan Rogentin est également prometteuse. Avec trois places dans le top 10, l’homme de Lenzerheide a progressé de près de 30 positions dans le classement mondial du super-G pour atteindre la huitième place. Justin Murisier a quant à lui manqué le podium cet hiver, mais le Bas-Valaisan a impressionné par sa constance. Il s’est classé à huit reprises dans le top 10.

L’œuvre d’une vie

Elle a déjà remporté le classement général de la Coupe du monde en 2016. Elle a remporté deux fois l’or aux championnats du monde en 2021. Lara Gut-Behrami a définitivement couronné sa carrière avec une médaille d’or olympique en super-G. Elle fait plus que jamais partie des plus grandes skieuses de l’histoire. La Tessinoise ne veut cela dit pas en entendre parler. «C’est beau, bien sûr. Mais je ne me sens pas différente à cause du titre olympique», assure-t-elle.

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Le meilleur espoir

Si Loïc Meillard avait la coolitude de Marco Odermatt, il serait sans doute invincible. Le Valaisan a en effet une technique de ski plus fine que celle du Nidwaldien. Mais comme il ne garde pas la tête aussi froide dans les moments les plus chauds, le Neuchâtelois n’a pas gagné de course cet hiver. Le jeune homme de 25 ans est tout de même monté sur le podium du slalom de Garmisch et du géant de Courchevel. Avec son sprint de fin de saison, Loïc a prouvé qu’il était aussi fort techniquement que physiquement.

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La série la plus triste

L’hiver dernier, Sandro Simonet a été l’un des plus grands promus de l’équipe de Swiss-Ski avec sa troisième place au slalom de Chamonix. Mais cette saison, tout est allé de travers pour l’homme de 1,95 mètre. En neuf slaloms, le Grison de 27 ans s’est classé huit fois en dehors des points. Pour couronner le tout, le skieur s’est déchiré le ligament croisé antérieur à Flachau.

La plus classe sur le tapis blanc

Priska Nufer est longtemps restée dans l’ombre de ses coéquipières. Mais le 27 février, son heure de gloire a sonné: premier podium, première victoire. Et ce, à l’âge de 30 ans. Lors de sa 144e course, l’Obwaldienne triomphe enfin en remportant la descente de Crans-Montana. «J’ai tellement pleuré de joie que maintenant je n’ai presque plus de larmes», a-t-elle confié le lendemain.

Le bide

Lors du premier slalom de l’hiver, Tanguy Nef, quatrième à mi-parcours, aurait pu espérer monter sur son premier podium. Mais le Genevois a raté la première porte lors de la deuxième manche. Il a également fait une courte apparition en février lors du slalom de Garmisch-Partenkirchen sans plus de réussite. En tête après la première manche, Tanguy a échoué en finale à la quatrième porte.

La déception

En 2018, le monde était encore à ses pieds. Mélanie Meillard, alors âgée de 19 ans, était considérée comme la future star du cirque blanc. Mais les événements se sont déroulés autrement. La technicienne d’Héremence s’est blessée, s’est éparpillée puis s’est perdue. Une chute à l’entraînement, à la Diavolezza, l’aura complètement déstabilisée. Cet hiver, Mélanie Meillard n’a obtenu que 32 points de Coupe en monde, soit 399 de moins qu’il y a quatre ans. Elle se trouve dorénavant à un tournant de sa carrière.

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La tuile

Une chute à l’entraînement peu avant le début de la saison a complètement bousculé les plans de Ramon Zenhäusern. En raison d’une blessure à l’épaule subie en Suède, le skieur de 29 ans s’est vu logiquement contraint dans ses mouvements. C’est pourquoi le Haut-Valaisan, qui avait décroché quatre places de podium l’hiver précédent, ne s’est classé qu’une seule fois dans le top 10 cette année (4e à Adelboden).

(Adaptation par Thibault Gilgen)


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