Avant d'être skieuse freestyle, Mathilde Gremaud est avant tout gruérienne. Elle nous l'avait prouvé, il y a un peu moins d'un an, en compagnie de la triathlète Alanis Siffert et la spécialiste du 800 m Audrey Werro. D'ailleurs, elle nous avait promis à ce moment d'utiliser en interview le mot «Dzeniye», qui signifie poule, en cas de médailles aux Jeux olympiques.
C'est ce lundi (slopestyle) ou le 16 février (Big Air) que la Fribourgeoise aura toutes ses chances sur les pentes de Livigno. Sauf qu'avant de se rendre dans le nord de l'Italie, elle a décidé de faire une activité bien typique de son canton et, surtout, de sa région: la désalpe.
Du côté d'Albeuve au début du mois d'octobre, la championne olympique a accompagné une famille d'agriculteurs de la région de la Gruyère et son troupeau jusqu'à l'arrivée au village. Ce moment a été suivi par l'Union fribourgeoise du Tourisme et, dans la vidéo qui en ressort, on peut voir Mathilde Gremaud comparer la désalpe à ses courses de ski. «Ici, on attache les cloches aux vaches… Là-bas, j'attache mes fix' (ndlr: fixations)», dit-elle, entre autres.
Tenue traditionnelle sur les épaules, elle continue le comparatif. «La désalpe s'élance et on ne l'arrête plus. On va jusqu'à l'arrivée.» Tout comme Mathilde Gremaud sur ses skis. Sauf que les vaches ont moins tendance à réaliser des tricks aux abords d'Albeuve.
À l'arrivée, le sourire se voit sur le visage de la Fribourgeoise, autant qu'à la fin d'un de ses runs. La mission de cette désalpe est réussie. Reste la suivante: ramener une quatrième médaille olympique.