Les sauteurs à ski n’ont pas encore entamé leur programme olympique. Il faudra attendre lundi et l’épreuve sur le tremplin normal pour voir tomber les premières médailles. Pourtant, la polémique enfle.
En cause: de nouvelles accusations de malversation. Après les scandales liés aux combinaisons norvégiennes lors des derniers Mondiaux de ski nordique et celui impliquant Timi Zajc lors de la tournée des Quatre Tremplins, une rumeur pour le moins étonnante circule désormais. Selon la «BBC», l’Agence mondiale antidopage (AMA) envisagerait d’examiner une pratique aussi insolite que controversée: des injections d’acide hyaluronique… dans le pénis.
Jusqu'à 2 cm de gagnés
L’information a été révélée en janvier par le journal allemand «Bild». D’après ses sources, ce type d’injection pourrait augmenter la circonférence du pénis jusqu’à deux centimètres. Un détail loin d’être anodin, puisque les sauteurs sont mesurés avant la saison à l’aide d’un scanner 3D afin de déterminer précisément les dimensions autorisées de leurs combinaisons. La mesure de l’entrejambe, prise au point le plus bas des organes génitaux, entre notamment en ligne de compte.
En augmentant artificiellement ce volume, certains athlètes pourraient ainsi bénéficier d’une combinaison légèrement plus grande, et donc potentiellement plus avantageuse en vol. Le directeur de la communication de la FIS, Bruno Sassi, a toutefois assuré à la «BBC» qu’il n’y avait «jamais eu le moindre indice, et encore moins la moindre preuve» qu’un sauteur ait eu recours à ce procédé.
Présent aux Jeux olympiques, le directeur général de l’AMA, Olivier Niggli, a reconnu en conférence de presse ne pas maîtriser «les détails spécifiques du saut à skis». Il a toutefois précisé que «si des éléments de ce type venaient à être établis, nous les analyserions afin de déterminer s’ils relèvent du dopage. En revanche, tout ce qui n’est pas lié au dopage ne relève pas de notre compétence».