Un match de NHL en Suisse?
«Ce serait fantastique pour Fribourg d'accueillir Montréal»

Cette semaine, les dirigeants de la NHL ont laissé entendre qu'un match de Montréal allait bientôt s'organiser en Europe, dans une ville francophone. Fribourg n'a jamais caché son intérêt pour une telle manifestation. Qu'en est-il aujourd'hui?
Publié: 27.01.2023 à 16:55 heures
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Dernière mise à jour: 27.01.2023 à 17:29 heures
CEO de Fribourg Gottéron, John Gobbi ne serait pas contre un match de NHL dans sa patinoire.
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Grégory BeaudJournaliste Blick

En début de semaine, Gary Bettman, commissionnaire de la NHL, a ouvert la porte à un voyage de Montréal en Europe dans un futur proche. «C’est en effet dans nos plans», a-t-il admis en marge d’une rencontre entre les «Habs» et Boston. Dans sa riche histoire, l’équipe montréalaise a traversé à quelques reprises l'Atlantique. Le dernier voyage en date remonte à 1992 et un périple à Londres pour y affronter Chicago.

«Il faut que ce soit dans les bonnes circonstances, avec le bon marché et nous devons évaluer les coûts, a-t-il poursuivi, selon des propos rapportés par RDS. ca. C’est quelque chose qui serait à l’horizon à mon avis. J’aimerais beaucoup amener les Canadiens en Europe.» Selon plusieurs médias de la Belle Province, une ville francophone serait pressentie pour un tel événement.

«Beaucoup de fans à Fribourg»

Hormis Paris, il est logique que les regards se tournent vers la Suisse. Et Maxim Lapierre, qui a joué trois ans et demi à Lugano, en a rajouté une couche sur son compte Twitter: «Je suggère fortement à Montréal d’aller à Fribourg. Il y a beaucoup de fans des Canadiens là-bas.»

Au moment de l’ouverture de leur nouvelle patinoire, les dirigeants des Dragons n’avaient jamais fermé la porte à l’accueil d’une rencontre de NHL. «Fribourg aime le hockey. On veut proposer du hockey de haut niveau. Des matches internationaux, pourquoi pas de la NHL un jour. Il faut faire vivre cette patinoire», avait claironné John Gobbi, CEO du club, en décembre dernier. À l’époque, l’enceinte accueillait un tournoi international avec la Finlande, la Suède et la République tchèque. Preuve que cette volonté existerait.

«Montréal, c’est historique»

Comment le dirigeant des Dragons réagit-il, aujourd’hui, à cette discussion qui semble prendre forme? «Honnêtement, il n’y a rien de concret, tempère-t-il. Mais cela ne veut pas dire que la possibilité n’existe pas. Ce serait évidemment quelque chose de super pour le club, la ville et la région.» Le fait que la discussion porte sur une franchise comme Montréal rajoute une part d’engouement supplémentaire. «C’est l’une des plus belles franchises du monde, s’enthousiasme John Gobbi. Aujourd’hui, c’est toujours un rêve et pour le réaliser, il y a encore un petit bout de chemin à parcourir.»

Un rêve qui n’est donc pas utopique à l’écouter. «Ce n’est pas quelque chose de simple à organiser, précise-t-il. Le problème se situe probablement dans la taille critique de la patinoire. Mais en Suisse, il n’y a pas quinze arènes de plus de 10’000 places.»

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Tournoi mondial en décembre

Lausanne, par exemple, avait accueilli Philadelphie dans une arène de 9’600 places, soit quelques centaines de sièges supplémentaires que la BCF Arena. John Gobbi en sait d’ailleurs quelque chose, vu qu’il était dans l’organisation vaudoise à l’époque. «Un événement fantastique pour l’organisation et une soirée mémorable à titre personnel», se souvient-il.

Ce qui rend John Gobbi optimiste quant à cette perspective? Le développement de la BCF Arena. «Nous avons déjà eu 4 des 7 meilleures équipes du monde en décembre dernier, rappelle-t-il. En 2026, 8 des 16 meilleures seront engagées dans le cadre du championnat du monde. Cela prouve que nous sommes capables d’accueillir des événements internationaux. Mais Montréal, c’est encore autre chose bien sûr. Il faudrait peut-être que je demande à David (ndlr: Desharnais) un peu d’aide (rires).»

L’actuel joueur de centre de Fribourg Gottéron entretient en effet une relation étroite avec les «Habs». «DD» a en effet passé huit saisons dans l’organisation montréalaise. «Un ambassadeur comme lui pourrait en être un avantage, poursuit John Gobbi. Mais il y a la NHL entre deux avec qui il faudra discuter. Mais s’il le peut, je suis sûr qu’il nous aidera.»

À en croire le dirigeant, cette perspective ressemble toujours à un rêve. Mais un tout petit peu moins depuis cette semaine et les déclarations de Gary Bettman.

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