«Je rejouerai peut-être ici»
Simas Ignatavicius, le rayon de soleil grenat

Révélation de la saison à Genève, Simas Ignatavicius a brillé malgré l’élimination en demi-finale. À 18 ans, le Lituanien se projette déjà vers la draft NHL sans se laisser perturber.
1/2
Photo: Getty Images
Blick_Gregory_Beaud.png
Grégory BeaudJournaliste Blick

Des hauts, des bas. Des claques, des victoires mémorables. La saison de Genève-Servette a ressemblé à une montagne russe pour se terminer sur un creux: l'élimination face à Fribourg Gottéron. Quelques jours plus tôt, les Aigles étaient au sommet du manège lorsqu'ils ont éliminé le Lausanne HC en sept matches lors des quarts de finale. «Cette élimination en demies fait mal, regrette quelques jours plus tard, Simas Ignatavicius. Je pense qu'on avait une vraie chance d'aller en finale.»

Le jeune attaquant grenat n'a rien à se reprocher dans cette élimination au deuxième tour des séries éliminatoires. Âgé d'à peine 18 ans, le Lituanien à licence suisse a commencé la saison avec la grille réservée aux juniors, preuve de son tout jeune âge. Cela ne l'a pas empêché de marquer sept buts et treize points pour sa première année chez les adultes. Exemplaire.

Il est d'ailleurs l'un des rayons de soleil dans la saison grenat. «Au début, je n'étais pas forcément sûr de pouvoir jouer à ce niveau, nous a-t-il avoué en marge de la cérémonie de fin de saison. C'est plus rapide et plus physique que chez les juniors. Et en Suisse, le niveau est très élevé.» Pourtant, le No 80 des Vernets a très souvent paru à sa place dans l'alignement de Genève-Servette.

Scouts toujours près de lui

Il admet que le changement de coach l'a beaucoup aidé. L'arrivée de Ville Peltonen a été un vrai plus. Avec son passé d'attaquant de NHL, le Finlandais a su épauler la pépite. «Plus les coaches m’ont fait jouer, mieux je me suis senti, a-t-il précisé. Ils avaient confiance en moi, mais je devais également apprendre à être conscient de mes capacités. Je suis fier, car j'ai pu prouver que j'étais capable de jouer et de marquer à ce niveau.»

Il voulait évidemment se le prouver à lui-même. Mais pas que. Chaque soir, de nombreux recruteurs de NHL étaient présents dans les gradins pour scruter chacun de ses faits et gestes sur la patinoire. Logique, puisque l'ailier de 18 ans seulement sera l'un des joueurs les plus en vue lors de la prochaine draft. Intimidant? «Je savais qu’ils étaient là, mais je n’y pensais pas vraiment, rigole-t-il. Le plus important, c’était de rester concentré sur mon jeu et sur l’équipe.»

«J'ai bu beaucoup de cafés»

Cette présence permanente a tout de même changé quelque chose pour lui. «J'ai bu beaucoup de cafés en ville, rigole-t-il. Certains venaient juste parler avec moi après le match pour savoir qui j'étais et voir comment je m'exprimais. D'autres voulaient que l'on passe du temps pour des meetings, des lunchs ou des cafés.» Toute cette attention ne l'a pas forcément dérangé. «Ça n’arrive pas chaque saison, donc j’en profite, sourit-il. Et d’après ce que j’ai entendu, les équipes sont contentes.»

Selon les différentes projections des analystes, il pourrait être drafté au premier tour du prochain repêchage. «Je ne me rends pas trop compte, précise-t-il, presque gêné. Ce que je contrôle, c’est moi-même. Ce que je fais sur la glace, en dehors, et mon comportement. Le reste, je ne peux pas vraiment influer dessus.» Son jeu, par contre, devrait influer. Car Simas Ignatavicius n'a jamais semblé intimidé par l'adversité, même en play-off

«Heureux de revenir à Genève»

En 2020 et âgé de 13 ans, il a pris son destin en mains au moment de rejoindre la Suisse et Genève. Aujourd'hui, il sait qu'il ne décidera plus vraiment de son avenir puisqu'une franchise va avoir plus que son mot à dire. Mais une chose est par contre claire: revenir à Genève n'est pas exclu. Il pourrait prendre l'exemple de Vinzenz Rohrer, l'attaquant de Zurich sélectionné par Montréal qui est revenu deux saisons parfaire ses aptitudes en National League. «Si je reviens à Genève, je serai très heureux, s'enthousiasme-t-il. C’est un super endroit, une super équipe. J’espère que ce n’était pas ma dernière saison ici.»

Mais pour l'heure, il doit se concentrer sur le processus le menant à la prochaine draft. «Je me rendrai à Buffalo où toutes les recrues passeront des tests physiques. Je vais encore probablement rencontrer différentes équipes.» A-t-il une destination rêvée? «Pas vraiment. Quand j'étais petit, j'ai grandi quelques années à Chicago et mon joueur préféré est Patrick Kane. Mais hormis cela, je suis sûr que je saurai m'adapter à n'importe quelle sitaution.» Comme il a si bien su le faire lors de la saison passée à Genève.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
52
71
117
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
52
46
100
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
52
15
91
4
ZSC Lions
ZSC Lions
52
32
91
5
HC Lugano
HC Lugano
52
30
89
6
Lausanne HC
Lausanne HC
52
18
85
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
52
-4
81
8
EV Zoug
EV Zoug
52
-19
75
9
SC Berne
SC Berne
52
-10
68
10
EHC Bienne
EHC Bienne
52
-22
67
11
SCL Tigers
SCL Tigers
52
-7
64
12
EHC Kloten
EHC Kloten
52
-26
63
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
52
-49
59
14
HC Ajoie
HC Ajoie
52
-75
42
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
Mentionné dans cet article
Articles les plus lus