Lors du premier acte de la série contre Genève-Servette, Maximilian Streule s'est pris une «boîte» de la part de Jesse Puljujärvi, le «trax» finlandais du GSHC. Une mise en échec particulièrement rugueuse qui a laissé le défenseur des Dragons au sol. Après cette charge, il a joué encore un shift avant de jeter l'éponge. «Je me sentais un peu bizarre sur le banc, nous a-t-il confié. J'ai voulu continuer, mais je me suis dit qu'il était plus sage de rentrer aux vestiaires tant que je n'avais pas de diagnostic.»
«Max? C'est un guerrier! Je ne suis pas surpris qu'il ait voulu continuer», a d'ailleurs rigolé son entraîneur, Roger Rönnberg, le soir-même. Cette scène, Maximilian Streule l'analyse de manière très froide: «Je ne m’attendais pas à ce qu’il arrive comme ça. Je me suis un peu mal tourné. Heureusement, ce n’est rien de grave.» Ce n'est que le lendemain matin qu'il a su que le risque de commotion pouvait être écarté.
Visière intégrale obligatoire
Dans cette équipe de Fribourg Gottéron, deux hommes étaient censés être les dépositaires de la rugosité: Andrea Glauser et Patrik Nemeth. Le premier pourrait devoir mettre un terme à sa saison, tandis que le second est suspendu depuis quatre matches. Il faut donc que d'autres arrières prennent le dessus pour ne pas se faire «bouffer» par Genève-Servette. Cela tombe bien, Maximilian Streule est taillé pour ces moments. «J'essaie de jouer dur, précise-t-il. Quand tu joues dur, tu sais qu’il y aura des contacts. Si tu donnes des coups, tu dois aussi accepter d'en recevoir.»
Conséquence d'avoir reçu un coup, le Zurichois de la BCF Arena joue désormais avec un «aquarium». Ce n'est forcément pas quelque chose d'habituel pour lui. «C’est une petite adaptation, admet-il. C'est surtout au niveau de la respiration que cela change mes habitudes. Il y a rapidement de la buée qui peut se former sur le plexiglas. C'est un peu étrange au début, mais je ne me plains pas. Tout va bien pour moi.»
Marge de progression
Et cela se voit! L'an dernier, il avait dû mettre un terme à sa saison durant les play-off. Après s'être fait «punaiser» par Jesse Puljujärvi, n'a-t-il pas craint issue similaire? «Non, pas vraiment. J'étais un peu sonné, mais je savais que cela devrait bien se passer.» Il peut donc profiter pleinement de ses troisièmes play-off en carrière à 22 ans seulement. Et en profiter pour progresser, évidemment. «Il y a encore des situations où je reste trop longtemps sur les talons, analyse-t-il, malgré ses excellentes séries. Je sais que je dois bouger davantage les jambes.»
Plus généralement, Fribourg Gottéron mène 2-1 dans cette demi-finale face à Genève-Servette. Mais «Max» sait que la route est encore longue. «On sent que les deux équipes sortent d’une série en sept matches, admet-il. On peut encore amener un peu plus de rythme.» Ce qui est bien, avec lui, c'est qu'on n'a jamais l'impression qu'il ne peut pas encore en donner davantage. C'est d'ailleurs sa marque de fabrique depuis qu'il est arrivé à Fribourg. «Individuellement et collectivement, il y a des choses à améliorer et nous savons que nous n'avons pas encore disputé le match parfait», concède-t-il. À la fois comme un aveu et comme une menace pour Genève.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


