En zone mixte, Matthew Verboon, comme à son habitude, arbore un large sourire. Il faut dire que l'attaquant genevois a de quoi être de bonne humeur après ce deuxième acte remporté par son équipe face à Fribourg Gottéron. Surtout que c'est lui qui a permis aux spectateurs des Vernets de pouvoir desserrer un peu les fesses en inscrivant le 5-3 après avoir vu les Dragons revenir de 4-0 à 4-3.
Sur une passe parfaite et géniale de Markus Granlund, l'attaquant a pu tromper Loïc Galley, qui avait remplacé Reto Berra après le 4-0. Mais au fait, que faisait-il sur la glace avec le Finlandais? Il pouffe au moment de la question. «Manninen a changé et j'ai eu un bon timing au moment de rentrer sur la glace, précise-t-il. J'ai pu me cacher derrière le défenseur et marquer.»
Déjà coéquipiers à Lugano
Dans la vie, il y a trois certitudes: la mort, les impôts... et les passes magiques de Markus Granlund. «Avec lui, tu sais que la passe va être parfaite, appuie l'attaquant. Et elle l'était. Le puck est arrivé exactement où il fallait pour que je puisse le reprendre et marquer.» Même s'ils ne se côtoient que rarement sur la glace, Verboon savait que le Finlandais allait le trouver quoi qu'il arrive. «On a déjà joué ensemble à Lugano, précise-t-il. Je ne suis donc pas surpris (rires).»
Déjà buteur à Lausanne lors de l'importante victoire lors de l'acte IV, l'attaquant de quatrième ligne porte ainsi son total à deux réussites depuis le début de ces play-off. Et en carrière. À 26 ans, il n'en est qu'à sa troisième saison chez les professionnels, lui qui a effectué un cursus complet en NCAA du côté de Colgate University.
Temps mort plus tard
Après avoir mené 4-0, Genève a tout à coup commencé à se casser les dents face à une équipe de Fribourg Gottéron. «On a quand même eu un peu chaud», admet-il. Ce qui donne encore plus de valeur à son but de ce lundi soir. «Oui, je pense que nous avons pu à nouveau jouer avec davantage de confiance après.»
Reste que même du haut de ses 26 ans, il n'a toujours pas réussi à percer un mystère du hockey. Les changements d'énergie au cours d'un même match. Ces fameux «momentums». «C'est fou comme cela peut impacter un match, convient-il. Soudainement, on n'arrivait plus à toucher le puck. On ne jouait plus vraiment.» C'est de manière quasi insidieuse que le doute s'est installé. «À 4-0 au début du troisième tiers, on pensait encore bien jouer... et tout à coup il y avait 4-3 (rires). Le match aurait pu basculer à cet instant.»
L'énergie du désespoir
Avant la troisième réussite des Dragons, Ville Peltonen avait refusé de prendre un temps-mort. Pourquoi? «Car il y avait le break commercial, précise le coach des Aigles. Je pensais le garder pour plus tard dans cette optique.» Lui aussi peine à expliquer ces deux matches dans le match. «C'est dans la nature humaine, tente-t-il d'analyser. Lorsqu'une équipe joue avec l'énergie du désespoir, elle peut rapidement se montrer irrésistible. On l'a encore vu ce soir.»
Mais Genève a finalement pu s'accrocher à sa victoire. Ville Peltonen a finalement parlé à ses joueurs après le 4-3. «Sur le banc, il nous a parlé, mais entre nous on s'est également dit qu'en début de rencontre on aurait signé pour mener à cinq minutes de la sirène finale. On a joué avec cet état d'esprit en tête toute la fin de match et ça a payé.» Genève est donc revenu à 1-1 dans cette série qui pourrait bien durer encore bien quelques matches.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |

