Lucas Wallmark répond à la critique
«Je me bats comme un fou pour aider l'équipe et je veux trop en faire»

Lucas Wallmark cristallise les critiques du côté de Fribourg depuis le début des play-off. Pourtant, le Suédois des Dragons l'assure: il se bat comme il l'a toujours fait.
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Lucas Wallmark cristalise les critiques depuis le début des play-off.
Photo: Pius Koller
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Grégory BeaudJournaliste Blick

On aurait pu se dire que Lucas Wallmark n'allait pas vouloir parler de lui ni parler tout court. Après la qualification de Fribourg Gottéron pour les demi-finales, mercredi soir, le Suédois de la BCF Arena s'est pourtant présenté de bonne humeur en zone mixte pour discuter durant près de dix minutes. On l'aurait imaginé bougon ou emprunté par cette situation. C'est un No 32 ouvert et honnête qui est venu s'exprimer.

Et c'est tout à son honneur, lui qui est le centre de l'attention depuis que Blick a annoncé son envie d'ailleurs. Depuis, ses faits et gestes sont scrutés. Sa manière de ne pas célébrer son seul but des quarts de finale a également attiré l'attention. Bref, Lucas Wallmark aurait pu peser chacun de ses mots pour éviter de rajouter de l'huile sur le feu. C'est tout le contraire qui est arrivé. Interview.

Quel est ton sentiment après ce match 7 gagné en prolongation?
C’est incroyable. Franchement, on a montré beaucoup de caractère dans cette série. On a eu des blessés au début, on était menés 2-0, avec toute la pression. On revient à 2-2 en jouant vraiment bien… puis on perd le match 5 à la maison. On va gagner chez eux, et ce match… on mène 2-0, puis on arrête de jouer et on se retrouve menés 3-2, notamment à cause de moi qui prends, excusez du terme, deux pénalités de merde.

Et pourtant, vous revenez encore…
Oui, on revient à 3-3. Honnêtement, à part ces mauvaises minutes, je pense qu’on a vraiment dominé. On a eu énormément d’occasions, mais pendant 20 minutes on a arrêté de jouer, on est restés bloqués dans notre zone. Mais on a trouvé un moyen de revenir.

Vous y croyiez encore en prolongation?
Oui. On se sentait bien, frais. On en a parlé dans le vestiaire. Et ce soir, c’était Benoit le héros. C’était vraiment cool de voir sa réaction. Je suis vraiment fier des gars.

Tu dis que ton match a été compliqué avec les pénalités. Mais le power-play aussi...
Tu sais, quand on ne marque pas en power-play, tout devient compliqué… Ici à la maison, j’ai raté une grosse occasion. Si tu mets ces buts faciles au début, personne n’en parle et tout roule. Mais quand tu ne les mets pas, tu commences à trop en faire.

C’est-à-dire?
Au lieu de faire des choses simples, tu compliques. Tu veux en faire trop. Et je pense qu’on est un peu tombés là-dedans. C'est une spirale négative dans laquelle je suis tombé. Et cela peut parfois être difficile d'en sortir moralement.

Ce mercredi soir, c’était différent?
Oui, je trouve. On a montré plus de patience. On s’est calmés. On a encore raté des occasions en power-play, mais globalement c’était mieux.

Et toi, individuellement, comment tu le vis?
Moi, je veux toujours être meilleur. Mais je pense aussi que c’est une force de cette équipe qu’on puisse gagner comme ça. On montre que ce n’est pas juste une ligne. Tout le monde peut contribuer.

Ça s’est vu ce soir…
Oui, chaque ligne a marqué. Ça montre notre force.

Mentalement, ça a tout de même été difficile à gérer pour toi?
Non. Je comprends ce que tu veux dire et je comprends la question. Mais non. Je veux être meilleur et je me sens bien. Je me sens frais. Maintenant, on peut relâcher un peu la pression.

Et avec toutes les rumeurs autour de toi, pas de pression supplémentaire?
Non, vraiment. Moi, je suis dans le moment. Je travaille comme un fou pour aider l'équipe et je veux peut-être trop en faire. J’essaie de faire tout ce que je peux: bloquer des tirs, gagner des engagements, faire les petites choses qui ne se voient pas forcément. Je baisse la tête et je bosse. On a franchi une première étape, et maintenant on en veut plus. 

Et Marcus Sörensen, tu te réjouis de son retour?
Oui, bien sûr. On veut toujours jouer ensemble. C’est une arme pour nous. J’espère qu’il pourra revenir rapidement. On est toujours contents lorsque l'on peut être sur la glace ensemble.

National League 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
HC Davos
HC Davos
52
71
117
2
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
52
46
100
3
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
52
15
91
4
ZSC Lions
ZSC Lions
52
32
91
5
HC Lugano
HC Lugano
52
30
89
6
Lausanne HC
Lausanne HC
52
18
85
7
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
52
-4
81
8
EV Zoug
EV Zoug
52
-19
75
9
SC Berne
SC Berne
52
-10
68
10
EHC Bienne
EHC Bienne
52
-22
67
11
SCL Tigers
SCL Tigers
52
-7
64
12
EHC Kloten
EHC Kloten
52
-26
63
13
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
52
-49
59
14
HC Ajoie
HC Ajoie
52
-75
42
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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