Lundi, Fribourg Gottéron avait mis un terme à 65 minutes de jeu en power-play sans marquer le moindre but. Une réussite de Christoph Bertschy qui allait peut-être avoir le don de décoincer les joueurs des unités spéciales pour la suite de cette série.
«J’essaie d’aider comme je peux, d’être présent pour les gars du power-play, de leur parler», nous a confié Marcus Sörensen, qui a effectué son retour mercredi après avoir manqué les neuf premiers matches de ces play-off. Et c'est évidemment à 5 contre 4 que son impact sera peut-être le plus utile si Fribourg Gottéron veut aller loin dans ces play-off.
Revenons sur ce premier galop d'essai et les enseignements qu'il apporte concrètement en analysant ses minutes de power-play.
1er shift: Les entrées en zone propres
Durant les quatre minutes et quelques disputées par le Suédois avec un homme de plus sur la glace, il a forcément eu pour rôle de remonter le puck et, surtout, d'entrer en zone offensive en contrôle. Un exercice dans lequel il excelle. Dès la première période de power-play (29e minute), il a rappelé à quel point il était précieux dans ce compartiment du jeu. Entré en pleine vitesse en zone adverse, il a transmis à Michael Kapla avant de se faire oublier au deuxième poteau.
Son tir direct, une poignée de secondes après avoir installé le power-play a bien failli faire immédiatement mouche. Il a fallu un arrêt impressionnant de Stéphane Charlin pour mettre en échec le No 9 des Dragons.
Par la suite, il a réalisé une deuxième entrée de zone, cette fois-ci en combinant avec Lucas Wallmark, parti à toute vitesse sur sa gauche. Profitant d'un intervalle, il a pu créer un 2 contre 1 avec Christoph Bertschy. Les deux hommes ont manqué une immense opportunité. Mais le flair offensif du Suédois a, là encore, fait merveille.
2e et 3e shift: L'animation offensive
Les deux dernières opportunités de cette rencontre ont permis à Marcus Sörensen de retrouver sa place dans son «jardin» sur la gauche du gardien. De là, il a pu alterner entre tirs sur réception et jeu rapide devant la cage pour y apporter le danger. Ses passes flippées pour Michael Kapla permettent à toute l'animation offensive de gagner en fluidité.
Et puis il y a eu cette combinaison magnifique entre l'ailier et son défenseur.
En fin de troisième et dernière période, il a généré deux actions nettes: un tir sur réception à la suite d'une passe de Michael Kapla et un caviar pour Lucas Wallmark qui avait le poids d'un but.
En quatre minutes et des poussières, Marcus Sörensen a métamorphosé le power-play de Fribourg Gottéron. Et c'était impressionnant à voir, même s'il n'y a pas eu de résultat tangible (pour l'instant?).
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |

