«Ils doivent se démerder»
Bertschy et «DiDo», une cohabitation amenée à durer pour Gottéron?

Mercredi, Fribourg a remporté le premier match de la saison en dominant Lausanne (3-2 ap). Le but de la victoire est tombé grâce à l'association entre Bertschy et DiDomenico. Un duo qui ne va pas forcément de soi tant les deux hommes sont semblables.
Publié: 15.09.2023 à 09:56 heures
Chris DiDomenico (à g.) et Christoph Bertschy peuvent-ils cohabiter sous le même maillot?
Fribourg - Lausanne: Les Dragons remportent la première face au LHC(04:33)
Blick_Gregory_Beaud.png
Grégory BeaudJournaliste Blick

Cet article est tiré de ma newsletter hebdomadaire, publiée chaque jeudi matin à 7h. Pour s’inscrire, rendez-vous au pied de cet article. Attention, il faut valider l’inscription dans le mail que vous recevrez. Il est également possible de s’inscrire ici. 

Mercredi soir, Fribourg Gottéron a remporté le premier match de la saison en dominant le Lausanne HC 3-2 après prolongation. Le but de la victoire est tombé grâce à l'association entre Christoph Bertschy et Chris DiDomenico. Un duo qui ne va pas forcément de soi tant les deux hommes sont semblables sur certains points.

«Comment ils font pour cohabiter? C'est très simple. Ils se démerdent.» Christian Dubé, entraîneur de Fribourg Gottéron rigole à l'évocation de la propension de ses deux attaquants à «bouffer du puck». «DiDo est capable d'évoluer avec n'importe qui, précise-t-il. Tu sais qu'il va sans cesse créer des choses. Je suis assez content de la manière dont les deux bougent sur la glace.»

La «patte» Emond

Il y a bien sûr eu le but décisif en prolongation de Bertschy sur passe de son compère de ligne. Mais il y a également eu une activité de tous les instants des deux attaquants. Difficile, à ce stade de la saison, d'y voir une «patte» Emond (blague nulle, désolé). Toujours est-il que l'ancien coach de Genève-Servette, arrivé à Fribourg cette saison, aura pour mission d'amener davantage de mouvement en zone offensive. Cela tombe bien, les deux hommes sont passés maîtres dans la gestion du puck en zone offensive et se sont sans cesse cherchés durant cette première rencontre. 

Questionné après son premier match aux côtés de «DiDo» durant la préparation, Berstchy savait qu'apprivoiser le Canadien n'allait pas de soi. «Lorsqu'il était à Fribourg, moi, je n'étais pas encore là. Nous n'avons donc pour le moment aucun automatisme et tout est à créer. J'ai par contre l'impression que le jeu s'ouvre lorsqu'il est sur la glace. C'est assez agréable. Il nous faudra encore un peu de temps pour nous trouver naturellement, mais j'ai bon espoir.» 

Le facteur De La Rose

Sur la même ligne, les deux hommes sont complétés par Jacob De La Rose. Pas toujours à son avantage la saison passée, le Suédois n'est jamais aussi bon que lorsqu'il peut compter sur des agitateurs sur ses ailes. Il était brillant avec Marcus Sörensen lorsque ce dernier était sur «ON» et il est tout indiqué pour faire le sale boulot pendant que les «deux Chris» font leurs trucs.

Publicité

D'un point de vue statistique, la ligne Bertschy-DiDo-De La Rose a tenu bon. Les deux premiers nommés terminent même la soirée avec un pourcentage de Corsi de plus de 50%. Cela signifie donc que lorsqu'ils étaient sur la glace, plus de la moitié des shoots étaient dirigés sur la cage adverse. C'est mieux qu'une bonne majorité de leurs coéquipiers.

Fait étonnant, les deux compères sont séparés à 5 contre 4 puisque Bertschy joue dans «la ligne des Suédois». Comme avec le Canadien, le No 28 doit savoir s'adapter. «Ils font leur truc entre eux et si des fois le puck m'arrive dessus, je tente de faire un truc», a-t-il ironisé. Le jeu de puissance a fonctionné car c'est cette triplette qui a pu égaliser à 1-1 en début de troisième période.

Tout ceci demande évidemment confirmation pas plus tard que vendredi à Davos. Mais les prémices sont en tout cas excellentes.

Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la