Le maillot du Dragon sur les épaules, le sourire large. Jeudi soir, au Sentier, Ludovic Waeber a retrouvé les couleurs de Fribourg, son club formateur, quitté en 2020 pour Zurich, l'Amérique du Nord, puis Kloten. Revenu à la maison pour succéder à Reto Berra, le portier de 29 ans savoure des retrouvailles chargées d'émotion. Entretien avec un homme qui a vibré à distance, au printemps, en voyant Gottéron devenir champion de Suisse.
Qu'est-ce que ça fait de remettre ce maillot?
Vraiment du bien. Ça fait très plaisir. C'est une impression de déjà-vu et, en même temps, tout est nouveau. Fribourg, je connais, c'est la maison. Je peux reparler un peu plus français dans un vestiaire (rires), j'ai retrouvé mes marques assez facilement même s'il ne doit finalement rester plus que Nathan (ndlr Marchon) de l'équipe qui était là lorsque je suis parti.
Tu étais parti comme numéro 2. Là, tu reviens avec un autre statut...
C'est justement ça, le côté nouveau. Quand je pars, je suis derrière Reto Berra; aujourd'hui, je rentre pour prendre la suite. Et il y a eu tellement de changements que je crois être l'un des seuls rescapés depuis mon départ, avec Nathan Marchon.
Cette première, il fallait la réussir?
Oui et non. C'est un match de préparation sur une glace dégueulasse et ça faisait un moment que je n'avais plus disputé de rencontre. L'important, c'était de reprendre de bonnes sensations. Mais, au fond, je voulais quand même livrer un bon match. Le but, c'est d'avancer pas à pas, toujours dans la bonne direction.
La pression de revenir à Fribourg, tu la sens déjà?
C'est trop tôt. Je suis quelqu'un qui se met déjà pas mal la pression tout seul. Mais j'arrive à faire abstraction de la pression extérieure. La mienne, celle que je m'impose, est toujours bien plus importante que celle qui vient de dehors. Là, j'en ressens un peu, forcément, mais jamais autant que ce que les gens imaginent de l'extérieur.
Remontons au 30 avril, le soir du sacre. Tu étais où?
À Marrakech, dans ma chambre d'hôtel, avec ma femme et ma fille. J'avais posé l'iPad et on regardait le match tous les trois.
Et on vit ça comment, de si loin?
Avec ma femme, on était très émus. Au moment du but en prolongation, je ne pouvais même pas crier parce que ma fille s'était endormie (rires). Il y a eu un blanc, on regardait tout le monde sauter sur la glace. D'un coup, j'avais les larmes aux yeux. Je la regarde: elle aussi. C'était la folie totale.
Et la parade, deux jours plus tard?
Le jour de la parade, on rentrait justement. Entre Zurich et Fribourg, ma femme a suivi toutes les images sur l'iPad, c'était marrant. On n'a pas pu arriver à temps pour se joindre à la fête, et je n'y serais de toute façon pas forcément allé. Mais peu importe: j'étais tellement content pour tout le monde. C'était magnifique à voir, même à distance.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | EHC Bienne | 0 | 0 | 0 | |
1 | EHC Kloten | 0 | 0 | 0 | |
1 | EV Zoug | 0 | 0 | 0 | |
1 | Genève-Servette HC | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Ajoie | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Ambri-Piotta | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Davos | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Fribourg-Gottéron | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Lugano | 0 | 0 | 0 | |
1 | Lausanne HC | 0 | 0 | 0 | |
1 | SC Berne | 0 | 0 | 0 | |
1 | Rapperswil-Jona Lakers | 0 | 0 | 0 | |
1 | SCL Tigers | 0 | 0 | 0 | |
1 | ZSC Lions | 0 | 0 | 0 |

