Stephan Roth: «Rêver ne suffit pas pour gagner un titre»
«Tu sais, Greg, ce qui est beau dans le hockey sur glace? C’est qu’il y a toujours une saison suivante. Pour Fribourg, cela signifie que le rêve d’un premier titre survivra à cette finale. Et si cela ne marche pas l’an prochain, peut-être en 2028. Ou en 2029. Cette année, personne ne peut stopper le HCD dans sa «Mission 32».
J’ai de la peine pour les anciens de cette équipe fribourgeoise qui ne seront alors plus là dès septembre prochain: Julien Sprunger et Reto Berra. Le gardien de Gottéron, qui part à Kloten, a au moins été champion avec Davos en 2009. Mais Sprunger entrera, aux côtés de Damien Brunner, dans l’histoire récente comme le plus grand joueur à n'avoir jamais gagné de titre.
La finale n’est certes qu’à 1-1. Mais l’acte II a montré que Fribourg, comme je l’ai déjà dit, est trop fragile. Une équipe qui tremble sur ses bases à chaque coup encaissé ne devient pas championne.
Roger Rönnberg a dit qu’il était fier de la manière dont ses joueurs avaient réagi après ce mauvais départ. Fier? Gottéron n’en a pas montré assez pour inquiéter le HCD. Rêver du titre est une chose, mobiliser absolument tout pour gagner en est une autre. Ce ne sont pas des escarmouches après le coup de sifflet final qui font gagner un championnat. Pas plus que le jeu de cache-cache autour de Patrik Nemeth («absent»?), qui manquait lundi. Serein, le HCD, lui, ne fait aucun mystère de savoir qui est blessé et qui est surnuméraire.»
Grégory Beaud: «Tu as la mémoire sélective»
«Je constate que pour les titres de 1929 ou 1939, le «Holzstockmeister» (le recordman de titres avec une canne en bois) a très bonne mémoire. Lorsque l’on parle de samedi dernier, ça devient tout de suite plus flou. Je croyais que la région zougoise était spécialisée dans le «Cherry Picking» et non les Grisons. Manifestement, c’est aussi une spécialité entre Landquart et Davos. Je tâcherai de m’en souvenir en faisant le trajet dans l'après-midi.
Permets-moi de te rappeler un match: l’acte I. Fribourg a dominé de la tête et des épaules le HCD la majorité de la rencontre. Hormis une brève saute d’humeur de 12 secondes, Davos n’aurait pas eu la moindre chance de gagner. Et lors de l’acte II? Tu me parles d’une équipe de Davos inarrêtable. Tout est plus simple lorsque l’adversaire offre deux buts en quatre minutes. Cela ne se reproduira plus.
Après 120 minutes de cette finale, un constat est clair: Davos est prenable. Et Gottéron le sait. À moi de choisir une statistique qui m’arrange. Fribourg a encaissé plus de buts en power-play qu’il n’en a marqué (2 contre 3!). Et il est pourtant au contact dans la finale. Cerise sur le gâteau (rapport au «Cherry Picking«), Brendan Lemieux n’a pas été suspendu et sera sur la glace ce mercredi pour prendre des pénalités.»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


