Assemblée le 30 mai prochain
Ce qui doit changer dans le hockey sur glace suisse

Cette saison a accouché d'un magnifique vainqueur. Mais en National League, tout ne brille pas. Les directeurs sportifs des clubs se réuniront dès le 30 mai pour discuter d'éventuelles révolutions. Blick présente ici un ordre du jour possible, point par point.
Publié: 03.05.2023 à 15:08 heures
Les juges de ligne devraient arrêter leur théâtre.
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Dino Kessler

L'obstruction sur le gardien (I)

Tout le monde en est conscient: l'obstruction autour des gardiens de but est une zone grise, mais la ligue et les arbitres ne devraient pas en faire une règle abusive. Lors des discussions entre arbitres à la vidéo, on peut parfois entendre que les officiels analysent uniquement le comportement des joueurs de champ qui traînent dans la peinture des gardiens – mais ne regardent pas si le gardien est effectivement gêné ou s'il fait seulement semblant de l'être.

L'obstruction sur le gardien (II)

L'obstruction visuelle. Une absurdité bureaucratique inventée par des pinailleurs. Si l'on y réfléchit, il n'y a qu'une seule issue avec cette règle: la jeter à la poubelle.

Une «Lex Ajoie»

Faut-il instaurer une «Lex Ajoie»? Une équipe qui ne progresse pas ne devrait pas être protégée durablement de la relégation. Et pourquoi ne pas penser à une limite de points? Un club qui est dernier trois fois de suite et qui perd plus de 10 points la troisième année par rapport à la 13e place devrait être directement relégué.

Pénalités majeures et mineures

Si les arbitres soupçonnent une faute grave, ils peuvent prononcer une pénalité de 5 minutes et regarder ensuite l'action à la vidéo. Le hic, c'est que s'ils découvrent par la suite qu'il n'y avait rien, ils doivent quand même donner 2 minutes. Encore une fois, c'est absurde. Les officiels consultent les images, ne découvrent pas de faute et doivent quand même prononcer une pénalité car c'est inscrit dans le règlement. Qui peut avoir de telles idées?

Interdiction de râler

Il y avait autrefois cette loi implacable: seuls les capitaines pouvaient parler aux arbitres. Aucun bavardage permanent ou aucune protestation après chaque tir étaient autorisés. Ensuite, les arbitres ont voulu être plus ouverts et communiquer avec les joueurs. Résultat: ça ressemble à du football. Chaque décision est remise en question, tout doit être expliqué. Cela demande du temps et des nerfs.

Les matches durent une éternité

En parlant de temps, il n'est plus rare de voir des matches durer près de trois heures. Une véritable folie. Les raisons: trop d'interruptions pour aller à la vidéo, des pauses rallongées de 15 à 18 minutes et de nombreuses règles. Que peut-on faire? Raccourcir les pauses. Punir enfin les bagarres mises en scène pendant les interruptions comme le prévoit le règlement et, aussi, empêcher le théâtre insensé des juges de ligne avant chaque remise en jeu. Cela n'intéresse personne.

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Simulations & jeu d'acteur

Avez-vous aussi eu l'impression que les chasseurs de simulation prenaient des vacances pendant les play-off? Les amendes n'ont été prononcées qu'avec hésitation – on aurait presque pu penser que l'on ne voulait en aucun cas devoir suspendre un récidiviste. Les clubs doivent se décider: soit on veut résoudre ce problème, soit on ne le fait pas. Ces derniers temps, on n'a pas eu l'impression que les clubs étaient vraiment sérieux à ce sujet.

Contact physique avec les arbitres

Si le cas est clair, le cas est clair: il faut sévir. Mais dans la zone grise, la sanction minimale de trois matches de suspension devrait être réduite à un seul. Souvent, le rythme et la situation ne permettent pas d'éviter une collision. Et en règle générale, il est facile de voir si un joueur a voulu éviter le contact ou non.

Des caméras sur les lignes bleues

Quand en a-t-on parlé cette saison? À chaque fois que quelqu'un s'est senti désavantagé. Pourtant, il manque une décision de principe sur ce sujet. Les directeurs sportifs devraient se prononcer définitivement: être ou ne pas être. Si l'on décide d'abandonner ces caméras, un nouvel accord devrait être conclu: si une équipe perd un match après qu'un hors-jeu n'a pas pu être vérifié en raison d'images insuffisantes, on ne s'en plaint pas.

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