Le 30 avril dernier, Fribourg Gottéron est devenu champion de Suisse grâce à sa victoire lors du septième match à Davos. Pile un mois plus tard, Christoph Bertschy et Attilio Biasca étaient sur la glace lors de la demi-finale du championnat du monde. «C'est cool, rigole Christoph Bertschy. La finale, ça a toujours été notre but. Encore plus pour ceux qui sont dans l'équipe depuis huit semaines et le début de la préparation.»
Le No 88 et son jeune coéquipier n'ont intégré le vestiaire que plus tard, après le sacre. Après avoir gagné le match No 7 contre Rapperswil, la Finalissima à Davos ainsi que les quarts et les demi-finales du Mondial, les deux Dragons peuvent se dire qu'ils sont rompus à l'exercice des matches couperet. «C'est un avantage d'avoir l'habitude de gérer ce genre de situations, admet Attilio Biasca. Je le remarque d'ailleurs à ma manière de les appréhender. J'ai beaucoup appris.»
Jouer librement
Ce qui a changé chez lui avec l'habitude? «J'ai l'impression de réussir à me sentir de mieux en mieux dans ces moments, tente-t-il d'analyser. Avec l'expérience, je pense que je suis capable de me mettre moins de pression et de jouer plus naturellement.» En début de compétition, il nous avait dit tenter d'avoir une approche «enfantine» dans son jeu. À savoir jouer librement, comme lorsqu'il était un tout jeune joueur. Et cela semble lui convenir. «C'est fou de se dire qu'en un mois j'aurai vécu toutes ces émotions. Mais ce sont surtout des succès d'équipe. Tout seul, tu ne peux rien faire.»
Face à la Norvège, il a passé un peu de temps sur le banc au moment où Jan Cadieux a quelque peu modifié ses lignes. Pourquoi? «Un choix du coach, précise-t-il. Mais quand cela arrive, il ne faut pas trop réfléchir ou se mettre de la pression, sinon tu t'égares. Lorsque j'ai pu retourner sur la glace, j'ai continué de faire du mieux possible et de me concentrer sur mon jeu et rien d'autre.»
Il n'y avait pas que les trois Fribourgeois Reto Berra, Christoph Bertschy et Attilio Biasca dans la patinoire. Le défenseur Maximilian Streule était également présent en tribunes. «C'est moi qui l'ai invité, sourit Attilio Biasca. Ce n'est pas qu'un coéquipier, c'est aussi un pote.» Va-t-il hériter d'une invitation à nouveau pour le match face à la Finlande? «Je ne sais pas s'il sera encore là pour la finale, sourit l'attaquant de la Nati. Je vais m'occuper de ça maintenant. Mais je pense que mes billets seront très demandés (rires).»
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Suisse | 7 | 32 | 21 | |
2 | Finlande | 7 | 20 | 18 | |
3 | Lettonie | 7 | 7 | 12 | |
4 | Etats-Unis | 7 | 4 | 11 | |
5 | Allemagne | 7 | 1 | 10 | |
6 | Autriche | 7 | -12 | 9 | |
7 | Hongrie | 7 | -24 | 3 | |
8 | Royaume-Uni | 7 | -28 | 0 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | Canada | 7 | 20 | 20 | |
2 | Norvège | 7 | 11 | 15 | |
3 | République Tchèque | 7 | 2 | 13 | |
4 | Suède | 7 | 11 | 12 | |
5 | Slovaquie | 7 | 2 | 11 | |
6 | Danemark | 7 | -11 | 6 | |
7 | Slovénie | 7 | -12 | 6 | |
8 | Italie | 7 | -23 | 1 |


