Le choc a été immense lorsque Kevin Fiala, la star de l'équipe de Suisse, est resté allongé sur le ventre, se tordant de douleur, peu avant la fin du match contre le Canada (1-5) vendredi dernier, après que Tom Wilson, un colosse de plus de 100 kilos, lui est tombé sur la jambe gauche.
Il est rapidement apparu que les Jeux olympiques étaient terminés pour le Saint-Gallois. Depuis, il a été opéré avec succès à Milan. Il manquera le reste de la saison régulière de NHL. Son cas sera ensuite réévalué, a annoncé son club, les Los Angeles Kings.
Aucune information précise sur l’étendue exacte de sa blessure n’a été communiquée, ce qui rend les pronostics difficiles. Pour les spécialistes, une chose est claire: si la cheville est également touchée, une participation au championnat du monde à domicile, à Zurich et à Fribourg, dans trois mois, est impossible.
En cas de fracture du tibia et du péroné sans complications ni atteinte à la cheville, Fiala ne devrait pas solliciter sa jambe opérée pendant six à sept semaines. Il pourrait alors entamer, début avril, un programme de rééducation afin de compenser la perte musculaire dans le bas et le haut de la jambe.
Les Kings libéreraient-ils le Suisse?
Il resterait ainsi à Fiala un mois et demi avant le championnat du monde. C’est envisageable, à condition d’en faire une priorité. D’autant que l’attaquant, qui a toujours tout fait pour répondre présent avec la Nati, ne serait pas nécessairement aligné dès les premiers matches et que les quarts de finale ne sont programmés que le 28 mai. Certains joueurs sont déjà revenus moins de neuf semaines après une fracture du péroné.
Une autre question concerne la position des Kings, qui ont fait signer à leur star un contrat de sept ans pour 51,13 millions de dollars (39,4 millions de francs) en 2022. S’ils venaient à manquer les playoffs, les Californiens n’auraient probablement aucun intérêt à précipiter le retour de Fiala.